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Eolien Offshore : Neoen et Louis Dreyfus Armateurs unissent leurs forces

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Eolien Offshore : Neoen et Louis Dreyfus Armateurs unissent leurs forces

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Filiale du groupe français Direct Energie, la société Neoen a annoncé un rapprochement stratégique dans le domaine de l'éolien offshore avec Louis Dreyfus Armateurs. Ce dernier compte, ainsi, diversifier un peu plus son activité, qui couvre déjà le vrac, le transport de passagers, le roulier, la recherche sismique, les câbliers, le transport de tronçons d'Airbus, le transbordement ou encore l'exploitation portuaire. LDA fait valoir ses compétences dans les domaines de la logistique portuaire, de la manutention en mer, de la pose de câbles offshores, ainsi que du développement et de l'armement de navires spécialisés pour se positionner comme un armateur capable de se positionner sur le marché très porteur de l'éolien en mer. « l'éolien maritime représente une opportunité rare pour nous de nous positionner sur une filière industrielle entièrement nouvelle en France. Le rapprochement stratégique avec neoen, représente une réelle valeur ajoutée en permettant d'unir nos savoir-faire complémentaires, pour faire aboutir des projets réalistes d'envergure dont notre industrie et nos ports ont besoin », estime Pierre Géhanne, Directeur Général de Louis Dreyfus Armateurs.

Des projets en Manche, Bretagne et Languedoc-Roussillon

Créée en 2008 et comptant dans son actionnariat, en plus de Direct Energie, le groupe Louis Dreyfus et Crédit Agricole Private Equity, Neoen travaille, de son côté, sur plusieurs projets de parcs au large des côtes françaises. En Manche et mer du Nord, en Bretagne ou au large de la région Languedoc Roussillon, ces projets portent sur des fermes offshores dont la puissance est comprise entre 100 à 300 MW. Les investissements, pour chaque parc, serait de 350 millions à 1 milliard d'euros. Neonen et LDA estiment que l'émergence des projets d'éolien offshore permettra la création de plusieurs centaines d'emplois en France. « Notre partenariat avec Louis Dreyfus Armateur, expert du monde maritime, répond à une volonté forte de neoen de s'allier à des industriels solides, disposant de ressources complémentaires aux nôtres, afin de peser durablement sur l'édification d'une filière pérenne et créatrice d'emplois. Aujourd'hui, l'éolien maritime est entièrement à bâtir en France, et cette alliance, entre deux groupes français est fondatrice d'un acteur industriel national sur ce secteur », explique Xavier Barbaro, Directeur Général de Neoen.

Appel d'offres attendu en septembre

Si le secteur connaît, depuis des années, un bel essor en Europe d nord, aucun parc éolien offshore n'est aujourd'hui opérationnel en France. Toutefois, dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, le gouvernement français souhaite développer l'énergie éolienne en portant la puissance générée sur le territoire à 25.000 mégawatts, contre un peu plus de 4000 aujourd'hui (uniquement à terre). Dans les 10 ans à venir, il faudrait, toujours selon ces objectifs, un réseau de parcs en mer produisant 6000 MW. L'ensemble représenterait une dizaine de milliards d'euros d'investissements et permettrait de fournir de l'électricité à plus de 5 millions de personnes, tout en créant de nombreux emplois. Dans cette perspectives et en parallèle des projets portés par les industriels (comme Neoen, WPD Offshore, la Compagnie du Vent ou encore Nass & Wind), une phase d'études et de concertation a été lancée en 2009 sous l'égide des préfectures maritimes de la Manche et de la mer du Nord, de l'Atlantique et de la Méditerranée. L'objectif de cette démarche vise à déterminer les zones les plus propices à l'implantation de champs d'éoliennes offshores. Le 5 mai dernier, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a présenté un plan d'accélération de l'éolien en mer. Ce plan prévoit une planification concertée prévue d'ici cet été, un cadre réglementaire simplifié porté par le « Grenelle 2 », ainsi que le lancement d'un premier appel d'offres en septembre. L'appel d'offres doit permettre de lancer l'implantation de parcs d'une puissance totale de 3000 MW dans les zones considérées comme propices à cette activité.

Louis Dreyfus Armateurs