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Éoliennes en mer : Feu vert pour les trois premiers parcs

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Éoliennes en mer : Feu vert pour les trois premiers parcs

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Les trois premiers parcs français d'éoliennes en mer, au large de Saint-Nazaire, Fécamp et Courseulles, pilotés par EDF, ont désormais le feu vert des préfectures. Les opposants éventuels ont quatre mois pour saisir la cour d'appel administrative.

La Loire-Atlantique pourrait être le premier département français à voir pousser des éoliennes en mer. Les recours contre ce projet de 480 MW (80 éoliennes à douze kilomètres des côtes) doivent être déposés au plus tard le 25 juillet. Or, Prosimar, association locale membre du réseau Pulse opposé à l'éolien offshore, expliquait mardi ne pas avoir pour l'heure les fonds nécessaires.

Situé au large de quelques-unes des plages du Débarquement, le projet de Courseulles-sur-mer (75 éoliennes développant 450 MW à 10 km des côtes) semble davantage menacé par des recours. Les opposants ont jusqu'au 10 octobre pour le contester.

À Fécamp (83 éoliennes produisant 498 MW à 13 km des côtes), où les opposants ont jusqu'au 22 août pour saisir la justice, un recours est juste « envisagé », selon l'association locale du réseau Pulse.

France nature environnement, de son côté, est favorable aux trois projets qui prévoient des suivis environnementaux mais restera « vigilante » sur leur mise en oeuvre. 

À l'horizon 2020

EDF Énergies Nouvelles doit prendre sa décision finale d'investissement sur les trois parcs au premier semestre 2017, pour une mise en service en 2020, sauf recours. Le groupe mène ces projets en partenariat avec le canadien Enbridge et Alstom Renewable Power.

 

Ce dernier a inauguré, fin 2014, la première usine de pièces d'éoliennes, la seule à ce jour en France. La pose de la première pierre d'une seconde usine Alstom est espérée à Cherbourg pour « fin 2016, début 2017 », après avoir été repoussée de plus d'un an.

Ces trois projets ont été choisis en 2012 lors du premier appel d'offres passé par le gouvernement. Un quatrième projet, 62 éoliennes pour 496 MW en tout, à 17 km au large de Saint-Brieuc, avait aussi remporté l'appel d'offres. Il est mené par l'espagnol Iberdrola, avec Adwen, la coentreprise d'Areva avec l'espagnol Gamesa, dont Areva est en train de se retirer. L'enquête publique préalable à l'arrêté préfectoral d'autorisation doit démarrer le 4 août et durer deux mois. La mise en service est annoncée pour 2020. Ces quatre parcs représentent un investissement de 2 à 2,5 milliards d'euros chacun.

Deux autres projets, menés par Engie, ont été ensuite choisis, en 2014, par le gouvernement, au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée). La mise en service est envisagée à partir de 2021.

L'Europe totalisait, fin 2015, 3230 éoliennes offshore réparties dans 84 parcs dans onze pays, pour une capacité cumulée de 11.027 MW, soit l'équivalent d'environ onze réacteurs nucléaires et 1.5 % de la consommation électrique totale de l'UE.

Un article de la rédaction du Télégramme