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Eolink teste une nouvelle maquette d'éolienne flottante

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Eolink teste une nouvelle maquette d'éolienne flottante

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À Brest, une société teste actuellement au bassin d'essais de l'Ifremer son premier modèle réduit d'éolienne flottante. La société Eolink, basée au Technopole de Brest, propose une architecture originale. Au lieu d'installer les pales en haut d'un mât unique, la société brestoise défend un procédé de quatre pieds montés sur un flotteur carré.

 

© EOLINK)

(© EOLINK)

 

Marc Guyot développe ce projet depuis un peu plus d'un an. Les capteurs de la maquette actuellement en test mesurent les mouvements et contraintes de la machine et sa capacité à se positionner dans l'axe du vent pour assurer le meilleur rendement. Installée dans des zones où les fonds vont de 50 à 300 m, la machine qui pourrait dans la réalité culminer à 120 m de haut (200 m de diamètre de rotor) serait en mesure de développer une puissance de 12 MW.

Accrochée à une bouée ancrée au fond, l'éolienne flottante travaille dans l'axe du vent, même en présence d'une forte houle de travers. « Les oscillations dues à ces mouvements de houle n'ont pas d'incidence sur la rotation du rotor et le rendement de la machine », assure son concepteur. « J'espère tester en condition réelle un démonstrateur au dixième de la taille pour lancer la production d'une première éolienne à l'horizon 2020 ». L'architecture à quatre pieds supportant le rotor, au lieu du grand mât central, permet de diminuer le coût de fabrication et de limiter les effets de vibration et d'effort sur les points de fixation à la bouée jusqu'aux ancrages. « Je vise à terme une réduction du coût de production électrique d'au moins 25 % par rapport aux projets actuellement plus avancés ». Reste à trouver les financements pour continuer à explorer l'exigeant chemin de l'éolien flottant.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

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