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Etudes franco-britanniques pour un nouveau missile antinavire léger

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Etudes franco-britanniques pour un nouveau missile antinavire léger

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Les ministères de la Défense français et britannique (MoD) ont annoncé hier le lancement d'études d'évaluation visant à développer des technologies pour un nouveau missile antinavire tiré à partir d'un hélicoptère. Cette coopération, qui répond aux besoins du missile français « anti-navire léger » (ANL) et britannique « Future Anti-SurfaceGuidedWeapon » (FASGW), comprend une phase initiale d'évaluation d'une durée d'un peu plus de deux ans. Son coût est estimé à environ 50 millions d'euros. Les travaux seront conduits en France et au Royaume-Uni en faisant appel aux maîtres d'oeuvres industriels nationaux et à leurs sous-traitants. Cette phase conjointe d'évaluation fait l'objet d'un avenant au contrat du Team ComplexWeapon (TCW) notifié à MBDA par le MoD britannique pour le compte des deux pays. L'engagement du ministère de la Défense français est assuré au travers d'un mémorandum d'entente, signé par le Délégué général pour l'armement (DGA) et le Chief of defense material (CDM), entrant en vigueur à la signature du contrat.

Equiper les Panther, Lynx et NH90

Ce missile est destiné à assurer des missions navales offensives et défensives à partir des hélicoptères NH90, des hélicoptères légers (Panther ou successeur) de la Marine nationale ; et des Lynx Wildcat de la Royal Navy. L'ANL sera conçu pour être utilisé contre des navires de type vedettes rapides ou patrouilleurs, dont le tonnage est inférieur à 500 tonnes. Le futur missile doit répondre à l'évolution de la menace asymétrique (des pirates ou terroristes pourraient par exemple, un jour, mettre en oeuvre des missiles sol-air contre les hélicoptères embarqués), ainsi qu'au souhait des marins de redonner à leurs hélicoptères une capacité antinavire contre des unités de combat de faible tonnage, très présentes dans les zones littorales. Depuis 1995 et le retrait de l'AS 12 embarqué sur Lynx, la France ne dispose plus de cette capacité. Quant à la Grande Bretagne, son Sea Skua, vieillissant, doit être remplacé.
Dans cette perspective, l'ANL, voulu comme simple et peu coûteux, devrait rester dans les volumes du Sea Skua, c'est-à-dire un missile d'environ 2 mètres pour 150 kilos. Sa portée serait de quelques dizaines de kilomètres. Sa mise en service pourrait intervenir à l'horizon 2015.

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