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Eurenco fournira la charge militaire des futurs Sea Venom et ANL

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Eurenco fournira la charge militaire des futurs Sea Venom et ANL

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L’usine Eurenco de Sorgues, dans le Vaucluse, produira la charge militaire du futur missile antinavire léger franco-britannique. La société a été retenue par MBDA, auquel le contrat de développement de l'arme a été notifié en mars 2014. « Eurenco est déjà le fournisseur d’explosifs pour les têtes militaires de quasiment tous les programmes européens de missiles antinavires. (La société) va industrialiser et charger dans son usine de Sorgues les têtes militaires des missiles avec une composition insensible basée sur son explosif insensible I-RDX. Les premières livraisons à MBDA commenceront à l’issue d’une phase de qualification », explique le leader européen des matériaux énergétiques (explosifs, poudres et objets combustibles), qui dispose de quatre sites de production : Bergerac et Sorgues en France, Clermont en Belgique et Karlskoga en Suède.

Connu au Royaume-Uni sous le nom de Sea Venom et en France selon l’appellation ANL, le futur missile antinavire léger va équiper les hélicoptères de la Royal Navy et de la Marine nationale. La livraison des premiers lots aux marins britanniques est prévue en 2018, le Sea Venom allant embarquer sur l’AW159 Wildcat, qui succède au Lynx au sein de la flotte britannique. Son fabricant, AugustaWestland, a signé à l’été 2014 le contrat d’intégration du futur missile sur le nouvel hélicoptère.

En France, le programme ANL est moins avancé. La date de livraison des missiles à l’aéronautique navale n’est toujours pas affermie, sachant qu’elle ne devrait pas intervenir avant 2020. Le calendrier dépendra en outre du choix de la plateforme allant mettre en œuvre le missile. Un vrai casse-tête pour les marins français puisqu’en plus du Panther et du Caïman Marine (NH90 NFH), il y a la problématique du projet d’hélicoptère interarmées léger (HLI), qui pourrait succéder aux Gazelle de l’armée de Terre, aux Fennec de l’armée de l’Air et aux Alouette III de la Marine nationale. Or, compte tenu des coûts d’intégration, qui sont très élevés, l’ANL ne pourra vraisemblablement pas embarquer sur toutes les machines de l’aéronautique navale.

Alors que le programme Sea Venom/ANL fait l’objet d’un partage économique 50/50 entre le Royaume-Uni et la France, la chaine d’assemblage finale sera située dans le nouveau site britannique de MBDA à Bolton. Quant à l’hélicoptère allant servir au développement du missile et aux tirs d’essais, c’est un Dauphin du Centre d’Essais en Vol (CEV) français qui a été retenu. 

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