Marine Marchande
Eurotunnel veut toujours racheter les navires de SeaFrance

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Eurotunnel veut toujours racheter les navires de SeaFrance

Marine Marchande

« Le groupe Eurotunnel peut payer cash les trois navires de l'ex-Seafrance, les Berlioz, Rodin et Nord-Pas-de-Calais, pour un montant de 120 à 150 millions d'euros ». Le propos de Jacques Gounon, patron du groupe Eurotunnel, est direct. Lors de la présentation des résultats de la société ferroviaire, il a confirmé les ambitions maritimes d'Eurotunnel sur le détroit. Il a précisé qu'un courtier avait été nommé pour étudier le rachat des navires, dès que les modalités de vente, issues de la liquidation judiciaire, seront connues. Ce rachat passerait par un véhicule d'investissement, Eurotransmanche, créé ad hoc.
« Il est normal qu'Eurotunnel s'intéresse à cette activité. Le ferry a des offres adaptées à une partie du marché qui nous échappe : véhicules hors gabarit, futurs camions 60 tonnes ou encore les cars ». Candidat surprise à la reprise de l'activité de l'ex-SeaFrance, Eurotunnel compte s'appuyer sur la structure de coopérative ouvrière mise en place par les anciens leaders syndicaux CFDT. Jean-Michel Giguet, ancien directeur général de Brittany Ferries, est également à la manoeuvre dans le montage de ce projet. « Nous avons nos propres experts qui travaillent sur le dossier. Nous espérons que notre projet de créer cinq cents emplois emportera la décision », a ajouté Jacques Gounon qui indique ne pas craindre la surcapacité sur le marché du détroit.
Et il peut s'appuyer sur des chiffres 2011 en nette progression, avec un chiffre d'affaires en hausse de 16% à 845 millions d'Euros, ainsi qu'un résultat opérationnel en augmentation de plus de 40% à 247 millions d'euros.

My Ferry Link (ex-SeaFrance)