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Ex-BPC russes : Une délégation égyptienne attendue en France

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Ex-BPC russes : Une délégation égyptienne attendue en France

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La France poursuit activement ses démarches en vue de trouver des repreneurs aux deux ex-bâtiments de projection et de commandement initialement commandés par la Russie. Dans cette optique, l’Egypte semble être l’un des candidats les plus sérieux et, selon plusieurs sources, une délégation en provenance du Caire est attendue prochainement à Paris pour négocier un achat de BPC. Après avoir acquis en juin une frégate du type FREMM et avoir commandé l’an dernier quatre corvettes du type Gowind 2500 (contrat assorti d’une option pour deux unités supplémentaires), la marine égyptienne pourrait donc se doter d’un nouveau bâtiment amiral capable de mener des opérations de projection de forces terrestres et aéromobiles, ainsi que des missions humanitaires.

En toute logique, l’Egypte, si les discussions sont concluantes, ne devrait acheter que l’un des deux ex-BPC russes. Cela, probablement avec le soutien financier d’un pays allié. On pense évidemment à l’Arabie Saoudite, mais il se murmure aussi que les Russes pourraient eux-mêmes intervenir, en échange de l’acquisition par l’armée égyptienne d’hélicoptères de combat Kamov, pour lesquels les BPC en attente à Saint-Nazaire ont été spécialement conçus.

En dehors de l’Egypte, un certain nombre de pays pourraient être intéressés par les ex-Vladivostok et Sevastopol. Si la Malaisie a manifestement décliné la proposition française et que le Brésil semble plutôt enclin à acheter le transport de chalands de débarquement Siroco, l’Arabie Saoudite peut aussi faire figure d’option. Alors que Ryad est engagé militairement au Yémen, l’acquisition d’une capacité de projection de forces terrestres et surtout d’hélicoptères depuis la mer lui serait très profitable. Hier, certains media ont, par ailleurs, évoqué un intérêt des Emirats Arabes Unis, citant une source gouvernementale aux EAU. Une hypothèse qui n’est, toutefois, apparemment pas jugée très crédible à Paris. 

Naval Group (ex-DCNS)