Marine Marchande
Exercice de sauvetage de grande ampleur en Manche

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Exercice de sauvetage de grande ampleur en Manche

Marine Marchande
Défense

Réunissant près de 40 moyens nautiques et aériens, français mais aussi britanniques et belges, ainsi que des navires de commerce, l’exercice Roches Douvres a débuté hier en Manche. Se déroulant sur deux jours au large du plateau des Roches-Douvres, en baie du Mont-Saint-Michel et dans les ports de Granville et du Vivier sur mer, ces manœuvres de grande ampleur sont organisées dans le cadre du dispositif ORSEC Maritime par la préfecture maritime de l’Atlantique et celle de la Manche et de la mer du Nord. Elles portent sur l’assistance à navire en difficulté (ANED) et la lutte contre une pollution maritime par hydrocarbure (POLMAR), en coordination avec la préfecture de la zone de défense et de sécurité « Ouest » et les préfectures de la Manche, d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor et du Finistère.

Collision entre un pétrolier et un chimiquier

L’objectif de cet exercice est d’entrainer plusieurs préfectures à coordonner leur action en mer et à terre après la collision d’un chimiquier et d’un pétrolier. Le scénario prévoit notamment le remorquage d’un navire en difficulté vers un port refuge et la gestion d’une grave pollution maritime. Roches Douvres offre également l’opportunité pour la France de collaborer avec le Royaume-Uni, la Belgique et l'Agence européenne de sécurité maritime (AESM). Des professionnels de la pêche sont par ailleurs impliqués et des élèves de plusieurs établissements sensibilisés à la lutte contre la pollution maritime.

 

Equipe de gestion de crise à la Premar de Cherbourg (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Equipe de gestion de crise à la Premar de Cherbourg (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Equipe de gestion de crise à la Premar de Cherbourg (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Equipe de gestion de crise à la Premar de Cherbourg (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

 

La première partie de l’exercice a donc débuté hier. Il s’agissait de réagir après une catastrophe maritime, en l’occurrence la collision du pétrolier Chantaco et du chimiquier LS Eva. Dans le cadre du scénario établi, le premier a sombré dans la zone de responsabilité du préfet maritime de l'Atlantique, qui a engagé d'importants moyens de lutte contre la pollution. Pendant ce temps, la préfecture maritime de la Manche et de la mer du nord devait prendre en charge le chimiquier LS Eva, affrété pour l’occasion, victime d’une voie d’eau et d’une avarie électrique suite à sa collision fictive avec le Chantaco.

 

Envoi d'une équipe d'évaluation sur le LS Eva (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Envoi d'une équipe d'évaluation sur le LS Eva (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Envoi d'une équipe d'évaluation sur le LS Eva (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Envoi d'une équipe d'évaluation sur le LS Eva (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

 

Déploiement d’équipes spécialisées sur le LS Eva

Sitôt l’alerte donnée, l’hélicoptère EC225 de l’aéronautique navale basé dans le Cotentin est envoyé sur zone avec une équipe d’évaluation. Hélitreuillée à bord du chimiquier, celle-ci se compose d’un chef d’équipe expert en prévention et d'un pilote de port de la Marine nationale ainsi que d'un technicien du Centre de sécurité des navires (CSN) de Caen. Ils doivent déterminer l'état du navire (navigabilité, flottabilité...) et constater une éventuelle fuite de la cargaison de styren. Un travail permettant de déterminer précisément la conduite à tenir et les moyens à engager par la suite.

 

 

Hélitreuillage par l'EC225 (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Hélitreuillage par l'EC225 (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

 

Dans le même temps, une équipe d’intervention, constituée de marins pompiers de Cherbourg, est également envoyée à bord avec du matériel d'assèchement de la voie d'eau provoquée par une brèche dans la coque. Elle est suivie par une équipe spécialisée dans les risques chimiques, qui confirme l'absence de rejet extérieur de styren.

 

Les marins-pompiers de l'équipe d'intervention (© : MARINE NATIONALE - B. PLANCHAIS)

Les marins-pompiers de l'équipe d'intervention (© : MARINE NATIONALE - B. PLANCHAIS)

 

Cherbourg comme port refuge

Il est alors décidé, après concertation entre la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, la préfecture de zone de défense ouest, la préfecture de la Manche et les acteurs portuaires de Cherbourg comme port refuge. Le but est d’accueillir temporairement le LS Eva pour réparer les principales avaries avant d’envoyer le chimiquier vers Le Havre ou un autre port disposant de capacités de transfert de la cargaison de styren.

La prise en charge du navire au large est assurée par le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage Abeille Liberté, mobilisé dès le début des opérations. Le RIAS a passé une remorque sur le LS Eva et l’a remorqué quelques heures, le navire arrivant à Cherbourg dans la soirée.

 

Remorquage du LS Eva par l'Abeille Liberté (© : MARINE NATIONALE - B. PLANCHAIS)

Remorquage du LS Eva par l'Abeille Liberté (© : MARINE NATIONALE - B. PLANCHAIS)

 

Un NH90 belge participe à l’exercice

La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord souligne que la coopération internationale fait partie intégrante de l’exercice : « Outre les contacts avec les autorités européennes (Brest essentiellement pour la pollution), les autorités britanniques et notamment les îles anglo-normandes, un hélicoptère NH 90 de l'armée de l'air belge était également mobilisé. Il a notamment servi à une évacuation médicale d'un membre de l'équipe d'évaluation du préfet maritime, blessé (fictivement) sur à une chute pendant son travail d'investigation à bord du chimiquier LS Eva ».

 

Le NH90 belge (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Le NH90 belge (© : MARINE NATIONALE - O. NICOLAS)

Sauvetage et services maritimes Marine nationale