Défense
Exercice ORSEC maritime en Nouvelle-Calédonie

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Exercice ORSEC maritime en Nouvelle-Calédonie

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Les activités industrielles et touristiques maritimes ne cessent de croître en Nouvelle-Calédonie, où transitent par exemple 400 navires de croisière chaque année, avec à leur bord 200.000 passagers, alors que le transport maritime se développe pour acheminer le personnel vers les sites d’extraction de nickel. Cela, dans un contexte fort de sensibilité environnementale pour les eaux calédoniennes, qui nécessitent, comme en métropole, des moyens adaptés en cas d’accident, pour assister les navires en difficulté, éviter ou lutter contre les pollutions et assurer les sauvetages et évacuations médicales en mer.

C’est dans cette perspective qu’a été organisé, les 4 et 5 décembre, un grand exercice maritime d’organisation des secours (ORSEC). 140 militaires des Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) y ont participé aux côtés des acteurs privés et étatiques. L’exercice s’est déroulé aux abords de Nouméa et dans les approches du port de l’usine Vale à Prony, au sud de la Nouvelle-Calédonie. Une dizaine de services et d’entités de l’Etat et de la Nouvelle-Calédonie, ainsi que la Société Nationale de Sauvetage en Mer, étaient mobilisés ainsi qu’une centaine de personnes pour jouer les figurants, en l'occurence des passagers en difficulté.

 

Cellule de gestion de crise et d'intervention au MRCC (© : EMA)

Cellule de gestion de crise et d'intervention au MRCC (© : EMA)

 

Mise en place d'un barrage anti-pollution (© : EMA)

Mise en place d'un barrage anti-pollution (© : EMA)

 

Deux accidents entraînant des mesures ORSEC ont été simulés : un incendie déclaré à bord d’un navire de passagers nécessitant l’évacuation d’urgence et un talonnage (contact brutal entre la coque du bateau et le fond marin) entraînant une voie d’eau, nécessitant une évacuation d’urgence et faisant courir un risque de pollution maritime.

Les FANC ont joué un rôle central dans la conduite de cet exercice avec, notamment, les équipes du commandant de zone maritime (ZM) et du Centre de coordination et de secours en mer (MRCC) pour la gestion de la crise et de l’intervention. 140 militaires, dont l’équipage du patrouilleur La Moqueuse, de la Marine nationale,  de la vedette de Gendarmerie maritime Dumbéa et divers moyens de la base navale de Chaleix pour les opérations en mer, mais aussi un équipage d’hélicoptère Puma de l’escadron de transport (ET52), stationné sur la base aérienne 186 Paul Klein à Tontouta, ont été sollicités pour l’exercice, ainsi que des moyens de la SNSM.

Comme le rappelle l’Etat-major des armées, les FANC, conformément à leur mission, engagent régulièrement des moyens pour des opérations de sauvetage en mer en appui des services de secours civils. Ces forces constituent le point d’appui central du « théâtre Pacifique» avec un dispositif interarmées centré sur un groupement tactique interarmes (GTIA) avec les moyens de projection associés. Les Forces armées en Polynésie Française (FAPF), quant à elles, constituent un dispositif interarmées à dominante maritime.

Marine nationale