Marine Marchande
Fausse alerte à la munition historique sur la drague Daniel Laval

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Fausse alerte à la munition historique sur la drague Daniel Laval

Marine Marchande

Petite frayeur sur le Daniel Laval, dont l’équipage a bien cru être tombé sur une munition historique. En opération au large du Havre dans la nuit de samedi à dimanche, la drague a brusquement stoppé son activité après avoir remonté à son bord un engin ressemblant à une bombe.  Le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Jobourg a été immédiatement alerté. Une intervention d’urgence du groupe des plongeurs démineurs (GPD) de la Manche a aussitôt été déclenchée. Le Centre des opérations maritimes de Cherbourg a dépêché sur le navire une équipe composée de trois démineurs et un infirmier, qui a été hélitreuillée à bord du Daniel Laval par l’hélicoptère EC225 basé à Maupertus. Les spécialistes de la Marine nationale ont inspecté l’engin, pour s’apercevoir qu’il s’agissait en fait d’une simple bombonne de gaz ne présentant aucun danger. Alors que de nombreuses munitions datant des deux guerres mondiales sont régulièrement retrouvées en Manche, son aspect proche d’un engin explosif a induit l’équipage de la drague en erreur. Et, évidemment, aucun risque n’est pris dans ce genre de situation. Surtout que le mois dernier la drague Samuel de Champlain, en opération dans l'estuaire de la Loire, avait remonté une ancienne bombe américaine de 500 kg équipée de sa fusée d'amorçage. Un engin que le GPD Atlantique avait extrait et neutralisé. 

 

La bombe remontée par la Samuel de Champlain en mars (© : MARINE NATIONALE)

La bombe remontée par la Samuel de Champlain en mars (© : MARINE NATIONALE)

 

Au final, l’équipe de plongeurs démineurs du GPD Manche a été récupérée par l’EC225 vers 5h15 du matin hier, soit 5 heures après le déclenchement de l’alerte. L’hélicoptère a regagné sa base du Cotentin alors que le Daniel Laval reprenait ses travaux de dragage. 

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