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Faute de porte-avions, la marine dessine un pont d'envol sur le tarmac de Landivisiau

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Faute de porte-avions, la marine dessine un pont d'envol sur le tarmac de Landivisiau

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Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, la Marine nationale ne dispose plus de porte-avions opérationnel. En attendant la commande, puis la réalisation, d'un autre navire de ce type, son unique bâtiment, le Charles de Gaulle, est immobilisé pendant encore un an pour son premier grand carénage. Or, cette situation n'est pas sans poser problème pour l'entraînement et le maintien des qualifications des pilotes, officiers d'appontage et personnels de pont de l'aéronautique navale. Pour compenser l'absence de plateforme, le pont d'envol du Charles de Gaulle, dont la surface atteint 12.000 m², a été retracé sur la piste d'un parking de la base de Landivisiau, dans le Finistère. Il s'agit de « délimiter la zone sur laquelle les pilotes des aéronefs appontent habituellement et se déplacent sur le pont. C'est aussi l'occasion pour les flottilles et la base de rester sensibilisées aux impératifs spécifiques du fonctionnement à bord d'un porte-avions », explique la Marine nationale. Depuis le 3 décembre et jusqu'à demain, les différents appareils de l'aéronavale, Super Etendard, Rafale, Hawkeye et Super Frelon s'entraînent grâce à cette esquisse de porte-avions, dessinée en pleine campagne bretonne. L'exercice a bien évidemment ses limites, la plateforme ne bougeant pas et le tarmac ne disposant pas de catapultes ni de brins d'arrêts.
C'est pourquoi des campagnes en pleine mer sont prévues au printemps avec un porte-avions américain, sur lequel Rafale et Hawkeye peuvent apponter et être catapultés. Ce n'est en revanche pas le cas des Super Etendard, pour lesquels une mission d'entraînement avait été, un temps, envisagée sur le porte-avions brésilien Sao Paulo (ex-Foch), seul navire capable de les accueillir en dehors du Charles de Gaulle.
Après la fin de son chantier d'entretien et plusieurs mois d'essais et de remise à niveau, ce dernier devrait être opérationnel début 2009. Son Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations (IPER) est menée depuis septembre, à Toulon, sous la maîtrise d'oeuvre de DCNS.

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