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Faute de réfugiés, le Mistral repart à vide de Tunisie

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Faute de réfugiés, le Mistral repart à vide de Tunisie

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Dépêché en Tunisie pour évacuer des ressortissants égyptiens fuyant les combats en Libye, le bâtiment de projection et de commandement Mistral est bien arrivé, hier, à Zarzis. Mais ce sont des quais vides de réfugiés que le navire de la Marine nationale a trouvés. Devancé par les moyens d'évacuation opérationnels depuis plusieurs jours, le Mistral devait repartir hier soir, sans passager à bord. Son transit depuis Toulon aura tout de même permis de débarquer en Tunisie plus de 50 tonnes de fret humanitaire (130 m3), destiné aux personnes bloquées au poste frontière tuniso-libyen de Ras Jedir. Il y a là des tentes, des couvertures ou encore des jerricans, qui serviront au soutien et au secours des populations.

Débarquement du fret humanitaire  (© : MAEE)
Débarquement du fret humanitaire (© : MAEE)

Débarquement du fret humanitaire  (© : MAEE)
Débarquement du fret humanitaire (© : MAEE)

Débarquement du fret humanitaire  (© : MAEE)
Débarquement du fret humanitaire (© : MAEE)

Pour les marins français, qui n'ont pas ménagé leur peine afin de préparer le BPC à accueillir les réfugiés, on peut imaginer qu'il régnait hier une certaine déception. Mais l'essentiel est, bien sûr, que les passagers qui auraient pu embarquer sur le BPC soit rentrés chez eux, et ce le plus vite possible. Initialement, la France prévoyait que le Mistral transporte vers Alexandrie quelques 900 Egyptiens. Toutefois, le pont aérien mis en place par Paris la semaine dernière entre Djerba et Le Caire s'est avéré très efficace. Grâce aux 21 rotations réalisées, 3711 personnes ont pu rejoindre l'Egypte par avions, a indiqué hier le ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE). S'ajoutant aux moyens déployés par d'autres pays, ces vols ont donc permis aux réfugiés de rentrer chez eux avant que le Mistral n'arrive à Zarzis.

Le Mistral et le Georges Leygues ont appareillé de Brest le 28 février  (© : MN)
Le Mistral et le Georges Leygues ont appareillé de Brest le 28 février (© : MN)

Le BPC et ses 180 membres d'équipage vont maintenant reprendre le cours de la mission Jeanne d'Arc, qui doit les conduire, avec 135 officiers élèves et le groupe tactique embarqué (GTE) de l'armée de Terre (près de 250 hommes, une trentaine de véhicules, des mortiers et 4 hélicoptères) vers la mer Rouge et l'océan Indien.
Normalement, le Mistral est accompagné par le Georges Leygues, avec lequel il a appareillé de Brest le 28 février. Mais la frégate, victime d'une avarie, a gagné Toulon pour être réparée. En attendant sa remise en état, c'est le Tourville, une autre frégate brestoise, qui doit assurer momentanément l'escorte du BPC.

Marine nationale