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Faux départ : Le porte-avions Charles de Gaulle rentre au bercail

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Faux départ : Le porte-avions Charles de Gaulle rentre au bercail

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Après avoir appareillé mercredi de Toulon, le porte-avions Charles de Gaulle a regagné sa base hier soir. Alors que le bâtiment menait d'ultimes entrainements au large avant son déploiement en océan Indien, un problème technique a été détecté. « Un défaut d'origine électrique a été mis en évidence sur une installation du bâtiment. Ce défaut, qui a été décelé sur un élément de redondance, ne remet pas en cause la sécurité de l'installation et ne limite pas les performances du porte-avions. Pour autant, à la veille d'un déploiement de 4 mois en océan Indien, comme le bateau était juste devant Toulon, il a été jugé comme une mesure de bon sens de passer à quai pour pouvoir appareiller dans quelques jours vers la zone d'opérations avec une disponibilité totale de l'ensemble des redondances », explique-t-on à la Marine nationale. Le problème porte sur un défaut d'isolement dans une armoire électrique qui contrôle des soupapes de sécurité dans un compartiment de l'appareil propulsif. Rien de grave donc, d'autant qu'il s'agit uniquement d'un système de redondance (sur les navires militaires, différentes sécurités assurent une disponibilité maximale des équipements quelque soient les circonstances, y compris les avaries de combat).

Le planning de la mission n'est pas remis en cause


Mais la proximité de la base navale et de l'expertise des techniciens habitués à entretenir le bâtiment ont poussé la marine à préférer un bref passage par Toulon afin que le problème soit traité rapidement et efficacement. Le planning du porte-avions n'étant pas tendu, avec des marges de manoeuvre durant les phases de transit, ce faux départ de remet pas en cause le calendrier de la mission Agapanthe 2010. Le Charles de Gaulle participera notamment durant 6 semaines, comme prévu, aux opérations de soutien aérien en Afghanistan.
La nouvelle date d'appareillage du porte-avions n'était pas connue hier soir, la durée de l'intervention technique étant estimée à « quelques jours ».
Si le souci rencontré ne remet nullement en cause les capacités du Charles de Gaulle, le retour à Toulon du bâtiment n'est, évidemment, pas une bonne affaire en matière d'image. La Marine nationale relativise à juste titre l' « incident » mais, in fine, cela se traduit dans l'opinion publique par un nouveau problème sur un bâtiment qui a, depuis sa construction, accumulé un certain nombre de déboires.

Marine nationale