Marine Marchande
Fin de l'alerte à la pollution devant le Cap Camarat

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Fin de l'alerte à la pollution devant le Cap Camarat

Marine Marchande

Les derniers survols au large du Cap Camarat n'ont pas mis en évidence de traces de pollution liées à l'accident du porte-conteneurs CMA CGM Strauss, entré en collision le 19 février avec un remorqueur italien dans le port de Gênes. Cet abordage, lié à une avarie de propulsion de remorqueur, a provoqué une fuite d'environ 180 tonnes de fuel depuis les soutes perforées du Strauss. La pollution a ensuite, au gré des courants, dérivé vers les côtes françaises. Devant l'avancée des plaques d'hydrocarbures, la préfecture maritime de la Méditerranée a déclenché, le 23 février, le plan RAMOGEPOL, destiné à coordonner les moyens de lutte anti-pollution. Le bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution Ailette, le bâtiment de soutien de région Chevreuil et le remorqueur Bélier sont intervenus, de même que des moyens aériens (marine nationale, douane...). Côté italien, le navire récupérateur San Giacomo, le remorqueur Genua et une vedette des gardes-côtes ont été mobilisés. Enfin, CMA CGM a affrété le remorqueur Laisse-Désir 3 du Groupement d'Intervention sur les Pollutions Marines (GIPM). Le 26 février, la moitié du fuel présent en surface avait été récupéré, le reste étant pompé les jours suivant ou disparaissant dans la mer. Bien que le plan RAMOGEPOL ait été désactivé le 1er mars, les autorités maintiennent une surveillance. « Le dispositif de vigilance et d'alerte est toujours actif. La surveillance est réalisée par survol du littoral et patrouilles des vedettes de l'action de l'Etat en mer. Ce dispositif vise à prévenir l'arrivée de résidus de pollution sur le littoral », expliquait hier la préfecture maritime de la Méditerranée.
Quant au CMA CGM Strauss, un navire de 5782 EVP construit en 2004, il a été réparé à Gênes et a repris son service vers l'Asie le 27 février.

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