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Fincantieri: Accord final pour la construction de paquebots en Chine
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Fincantieri: Accord final pour la construction de paquebots en Chine

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En discussion depuis plus de deux ans, Fincantieri, l’armateur américain Carnival Corporation et le groupe public China State Shipbuilding Corporation (CSSC) sont parvenus à conclure l’accord final allant permettre de réaliser des paquebots en Chine. Avec, à l’arrivée, des évolutions sensibles par rapport aux annonces précédemment effectuées. En septembre dernier, les partenaires avaient, on s’en souvient, signé un protocole d’accord portant sur des navires basés sur le design du Carnival Vista (324 mètres de long, 37 mètres de large, 133.500 GT de jauge et 1967 cabines) livré au printemps 2016 par Fincantieri à la compagnie américaine Carnival Cruise Line (CCL). Une future commande de deux paquebots, assortie d’une option pour deux unités supplémentaires, était alors évoquée, avec une livraison de la tête de série à partir de 2022.

Six navires, et un nouveau design ?

Au final, le projet ne porte plus sur quatre mais six navires, soit deux en commande ferme pour une valeur d’environ 1.5 milliard de dollars, et quatre options. Shanghai Waigaoqiao Shipbuilding (SWS), l’un des meilleurs chantiers de CSSC, demeure le site de construction retenu mais la date de livraison du premier exemplaire est désormais reportée à 2023. Autre élément intéressant, la communication effectuée suite à la signature de l’accord final, le 22 février à Pékin, ne mentionne plus le Carnival Vista, ni d’ailleurs la moindre caractéristique technique concernant les futurs bateaux. De là, on peut en déduire qu’il y a eu des changements. Soit les premiers paquebots chinois seront une évolution sensible des derniers navires de CCL, soit ils seront basés sur un autre design produit par Fincantieri, ou ce sera finalement un modèle nouveau. Cette dernière solution pourrait par exemple consister en de gros navires à forte capacité, pas forcément très élégants extérieurement (à l’image des prochains paquebots de Star Cruises) mais offrant de très nombreuses activités et des prestations plutôt haut de gamme. Le tout étant spécifiquement adapté aux habitudes, goûts et attentes des consommateurs chinois.

Un marché en plein essor

Car ces navires sont, pour mémoire, destinés au marché asiatique de la croisière, devenu le plus dynamique au monde. Alors qu’un million de Chinois ont opté en 2015 pour des vacances en mer, ils devraient être 4.5 millions d’ici le début des années 2020 et, selon les estimations locales, entre 8 et 10 millions à l’horizon 2030. L’ambition de la Chine est même de devenir à terme le premier pays émetteur au monde, les deux marchés leaders étant aujourd’hui les Etats-Unis et l’Europe, avec 13 et 6.5 millions de passagers. En 2026, ils devraient selon les dernières projections atteindre respectivement 16 et 11 millions de passagers, alors que la large zone Asie-Océanie (l’Australie est aussi en plein développement) atteindrait au moins les 6.5 millions de passagers en 2026, contre 3.1 en 2015.

Le potentiel de croissance est donc présenté comme considérable en Extrême-Orient, suscitant l’intérêt des armateurs,

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