Construction Navale
Fincantieri : Commande de deux paquebots pour Oceania

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Fincantieri : Commande de deux paquebots pour Oceania

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Le groupe américain NCLH a passé commande de deux nouveaux navires pour sa filiale Oceania Cruises. Livrables en 2022 et 2025, ces navires seront construits par les chantiers italiens Fincantieri, qui ont déjà produit les deux plus récentes unités de la compagnie, le Marina et le Riviera. Ces petits paquebots haut de gamme de 238 mètres de long, 68.000 GT de jauge et 632 cabines sont sortis du site Fincantieri de Sestri Ponente, près de Gênes, en 2011 et 2012.

Les deux futurs navires, qui constitueront la classe Allura, auront un gabarit et une capacité du même ordre, soit environ 67.000 GT et 1200 passagers annoncés. « Cette nouvelle classe de navires représentera une évolution de l'expérience Oceania Cruises tout en maintenant les éléments indispensables appréciés des passagers - un style chaleureux et intime comme à la maison avec les cabines standards les plus spacieuses de la flotte, d’incroyables suites, et la meilleure cuisine en mer », affirme Bob Binder, président d'Oceania Cruises.

Créée en 2002, la compagnie américaine, qui propose clairement l’un des meilleurs produits de l’industrie de la croisière, en particulier en termes de gastronomie, a pu faire aboutir son concept avec ses deux premières constructions neuves, le Marina et le Riviera.

Mais elle exploite aussi quatre autres petits paquebots de 181 mètres, 30.300 GT et 342 cabines. Des bateaux de seconde main, en l’occurrence d’anciennes unités de la série des huit R Class réalisés à Saint-Nazaire pour la défunte compagnie Renaissance Cruises. Il s’agit d’abord des Insigna (ex-R One, 1998), Regatta (ex-R Two, 1998) et Nautica (ex-R Five, 2000), qu’Oceania Cruises opère depuis 2003 pour les deux premiers et 2005 pour le troisième. S’y est ajouté en 2016 le Sirena (ex-R Four), mis en service en 1999 et racheté à Princess Cruises, qui l’exploitait depuis 2002 sous le nom d’Ocean Princess.

L’arrivée des futurs Allura constituera peut-être le début de renouvellement de cette partie de la flotte, dont les navires atteindront les 25 ans au début de la prochaine décennie.

Pour Fincantieri, cette nouvelle commande est importante sur le plan financier, puisqu’elle dépasse le milliard d’euros (575 millions par bateau), mais permet aussi de consolider les relations avec NCLH.

Le constructeur italien est notamment parvenu à décrocher la prochaine génération de paquebots de la principale marque du groupe américain, Norwegian Cruise Line (NCL), qui faisait précédemment construire ses navires en Allemagne (le dernier, le Norwegian Encore, sortira de chez Meyer Werft en octobre prochain). Il s’agit du projet Leonardo, qui verra la livraison entre 2022 et 2027 de six navires premium de 300 mètres, 140.000 GT et plus de 3300 passagers. Et les Italiens travaillent également pour la troisième filiale de NCLH, la compagnie de luxe Regent Seven Seas Cruises. Après le Seven Seas Explorer (224 mètres, 55.500 GT, 750 passagers) entré en service en 2016, le chantier Fincantieri d’Ancône doit livrer en 2020 son sistership, le futur Seven Seas Splendor.

- Voir notre reportage sur le Riviera

- Voir notre article détaillé sur le Sirena

 

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