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Fincantieri pourrait-il perdre son principal client?

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Fincantieri pourrait-il perdre son principal client?

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Le groupe américain, fidèle depuis 10 ans aux chantiers Fincantieri, est: "intéressé pour rouvrir ses relations avec Aker". Une petite menace à peine voilée en direction du constructeur italien qui vient de livrer avec succès le Carnival Liberty, un navire de 110.000 tonnes capable de transporter près de 3000 passagers. Cité par un journaliste de Sea Trade Insider, le directeur exécutif du chantier ne nie pas: "Nous savons qu'ils discutent avec d'autres chantiers, tout comme nous discutons avec d'autres compagnies", explique Giuseppe Bono, tout en ajoutant, selon STI, que: "personne ne peut offrir la même flexibilité que Fincantieri en terme de construction et d'études".
Il n'empêche, Fincantieri est confronté à un problème majeur: La fin en 2008 d'une série de 13 navires pour Carnival et Costa, série qui a permis jusqu'ici une forte compétitivité et donc une place de leader au sein du club très fermé des constructeurs de paquebots. Pour répondre aux souhaits des croisièristes, Carnival souhaite acquérir des paquebots innovants dotés d'une très forte proportion de cabines avec vue sur la mer (60% seulement sur le dernier Carnival Liberty, contre plus de 80% pour le MSC Musica, actuellement en construction à Saint-Nazaire). Carnival pourrait donc faire des infidélités aux Italiens, en cas d'échec des négociations sur la nouvelle génération de navires. Les discussions butent évidemment sur le prix, beaucoup plus important sans effet de série. Comment construire un post-panamax totalement nouveau pour seulement 500 millions de dollars? C'est le casse-tête assez insoluble auquel est actuellement confronté Fincantieri.
Son principal concurrent semble donc être Aker Finnyards. Le chantier Finlandais a déjà livré à Carnival quatre paquebots (les Spirits), entre 2001 et 2004.

Fincantieri Carnival Meyer Turku (ex-STX FINLAND)