Construction Navale
Saint-Nazaire : L'offre de Fincantieri sélectionnée par la justice coréenne

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Saint-Nazaire : L'offre de Fincantieri sélectionnée par la justice coréenne

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Ce sera donc Fincantieri. Le constructeur italien confirme avoir été sélectionné par le Tribunal de commerce de Séoul comme étant le meilleur candidat à la reprise de STX Offshore and Shipbuilding, propriétaire des chantiers de Saint-Nazaire. Le juge Choi Ung-Young avait annoncé aujourd’hui à l'Agence France presse le choix de l’Italien Fincantieri. « Le tribunal est parvenu à une décision cet après-midi », a déclaré Choi Ung-Young. C’est le même juge qui, la semaine dernière, avait annoncé qu’un seul dossier de reprise avait été déposé. Sans toutefois donner de nom. Trois candidats semblaient pourtant être sur les rangs : l’asiatique Gentling, le consortium emmené par le groupe néerlandais Damen (et dont faisaient partie MSC et RCCL), et l’Italien Fincantieri donc. D’après nos informations, c’est ce dernier qui avait été cet unique candidat à la reprise.

Mais le prix d’achat reste à définir

Après une validation auprès du cabinet devant gérer la vente, Samil PricewaterhouseCooper, le tribunal de commerce de Séoul a donc tranché. Et le dossier du constructeur naval italien a été accepté. Le juge Choi Ung-Young a déclaré que Fincantieri devait à présent mener une étude de terrain sur les chantiers navals français et se mettre d'accord sur un prix d'achat avec le groupe sud-coréen. Objectif : la signature de l’accord qui le verrait acquérir 66,6 % de STX France.

Un accord doit être trouvé avec la France

Pour le tiers restant, c’est avec l’Etat français que Fincantieri devra trouver un accord. Avec ses 33,3 %, l’Etat dispose en effet d’une minorité de blocage. Majoritaire chez STX France, la CGT demande à l’Etat « des garanties en terme d'emploi et un véritable plan de développement sur trois à cinq ans au regard du carnet de commandes. Cette poule aux œufs d'or, il faut la défendre.» Avec la confirmation, il y a deux semaines, de contrats des armateurs MSC Cruises et Royal Caribbean Limited, le carnet de commandes est en effet plein jusqu’en 2022. Et contrairement à sa maison-mère, STX France n’est pas déficitaire.

La CFDT demande, elle, des garanties sur trois points : le maintien de la diversité des constructions (grands paquebots, militaires, sous-stations pour les énergies marines renouvelables), le maintien d’une autonomie de fonctionnement (et donc de tous les postes y compris ceux qui font doublon avec ceux existant à Fincantieri à Trieste) et la protection du savoir-faire français. Ce sont ici les liens du constructeur italien avec les chantiers chinois qui inquiètent.

Fincantieri confirme, sans commentaire

Reste désormais à connaître la position des principaux concernés. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, qui a indiqué que l'Etat français ne comptait pas réduire sa participation au sein de STX France, est attendu demain à Saint-Nazaire. Quant à Fincantieri, il confirme brièvement. Sans plus de détails pour l'instant.

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