Construction Navale
Fincantieri résiste mais n'échappera pas à l'adaptation de ses capacités

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Fincantieri résiste mais n'échappera pas à l'adaptation de ses capacités

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Le groupe naval italien a plutôt bien résisté aux conséquences de la crise économique et à la décrue générale des commandes de navires à passagers. Fincantieri voit même son activité repartir avec, au cours du premier semestre 2010, des prises de commandes atteignant 1.49 milliard d'euros (contre 398 millions au premier semestre 2009). Durant les 6 premiers mois de l'année, le constructeur a signé avec le groupe Carnival la commande de deux nouveaux paquebots de 141.000 tonneaux pour Princess Cruises. Ces prototypes ouvriront probablement des perspectives plus larges, Carnival ayant pour habitude de mutualiser les designs entre ses différentes filiales. Dans les prochains moins, de nouvelles commandes de paquebots sont d'ailleurs attendues. En revanche, la situation reste très délicate dans le secteur des ferries, durement touché par la crise et pour lequel les nouveaux navires se font attendre.
Dans le secteur militaire, Fincantieri a également remporté de beaux succès au premier semestre. Le groupe a notamment signé avec les Emirats Arabes Unis la construction de deux patrouilleurs furtifs du type Falaj 2 (deux autres sont en option). Aux Etats-Unis, sa filiale FMG a également enregistré la commande de 39 vedettes supplémentaires du type RB-M pour l'US Coast Guard. FMG va, par ailleurs, réaliser un nouveau bâtiment océanographique pour la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

La baisse de l'activité impose une adaptation de la production

Ainsi, au 30 juin 2010, le carnet de commandes s'élevait à 9.9 milliards d'euros. Le chiffre est très honorable mais l'activité induite ne sera pas suffisante pour occuper pleinement l'outil de production du groupe, qui compte de nombreux chantiers en Italie. La décrue est déjà perceptible sur le chiffre d'affaires du groupe, qui s'est établi à 1.4 milliards d'euros au premier semestre, soit près de 11% de moins que sur les 6 premiers mois de 2009. Le recours à des mesures de chômage partiel, voire à des licenciements, est évoqué pour certains sites italiens, qui souffriront de la baisse de charge dans les prochaines années. La fermeture de certains chantiers est également à l'étude afin d'adapter la capacité de production à l'évolution du marché.

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