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FLOTLOG : Un quatrième bâtiment logistique devrait être construit
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FLOTLOG : Un quatrième bâtiment logistique devrait être construit

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C’est l’une des bonnes nouvelles pour la Marine nationale émergeant des vœux aux Armées d’Emmanuel Macron. Le programme Flotte Logistique (FLOTLOG), destiné à remplacer les vieux bâtiments de commandement et de ravitaillement de la Marine nationale, devrait bien passer de trois à quatre unités. « La priorité sera donnée au renouvellement de nos capacités militaires les plus critiques dans les trois milieux (…) Pour la marine, en renouvelant et en augmentant le nombre des pétroliers-ravitailleurs tout en renforçant sa capacité de prévention. Je pense ici aux patrouilleurs qui manquent aujourd'hui cruellement, en particulier Outre-mer », a déclaré le président de la République à bord du BPC Dixmude, dans la base navale de Toulon (voir notre article de novembre dernier sur les nouveaux patrouilleurs pour l'Outre mer évoqués par le président)

Concernant FLOTLOG, la possibilité de réaliser un quatrième navire, qui bruissait dans les coursives ces derniers temps, se voit donc confortée. Elle doit être maintenant officialisée par la nouvelle Loi de Programmation Militaire, dont le texte sera présenté en février au parlement.

La modernisation et le renforcement des moyens logistiques, pour lesquels s’est beaucoup battue la marine, sont enfin apparus comme une nécessité stratégique. Car les ravitailleurs sont essentiels pour assurer la capacité de projection, de permanence sur zone et l’autonomie de la flotte sur les théâtres d’opération extérieurs.

 

Un BCR ravitaillant le porte-avions Charles de Gaulle et une frégate de défense aérienne (© : BUNDESWEHR)

Un BCR ravitaillant le porte-avions Charles de Gaulle et une frégate de défense aérienne (© : BUNDESWEHR)

 

Jusqu’à la fin des années 90, la Marine nationale comptait cinq pétroliers-ravitailleurs du type Durance, mis en service entre 1976 et 1990. Le retrait des anciens porte-avions du type Clemenceau avait permis de réduire ce format. Ils furent en effet remplacés par le Charles de Gaulle et sa propulsion nucléaire, limitant les ravitaillements à l’approvisionnement en carburant aviation, munitions, pièces de rechange, vivres et évacuation des déchets. Le parc de pétroliers avait donc été ramené à quatre unités. Après la vente de la Durance à l’Argentine en 1999, la flotte a fonctionné pendant plus de 15 ans dans cette configuration.

Dans les années 2000, les études quant au remplacement de ces navires a fait son chemin, s’orientant vers des unités logistiques aux capacités plus importantes afin de reprendre aussi les missions du bâtiment atelier polyvalent Jules Verne et du bâtiment de soutien mobile Loire. Mais le projet a pris beaucoup du retard, les moyens budgétaires étant concentrés sur des programmes considérés comme plus « vitaux ». Et la situation s’est progressivement dégradée. Après le désarmement de la Loire du Jules Verne en 2009 et 2012, la Marine nationale a dû se résoudre en 2015 à mettre en retraite la Meuse, datant de 1980 et arrivée au bout de ses possibilités.

 

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