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Forte augmentation du naval dans les ventes d'armes françaises

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Forte augmentation du naval dans les ventes d'armes françaises

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A l'occasion de la présentation du salon Euronaval, qui se déroulera à Paris - Le Bourget du 25 au 29 octobre, les acteurs français de la navale militaire ont dressé un état des lieux du secteur. Premier enseignement : leur poids a considérablement augmenté dans les contrats d'armement signés à l'export par la France. Dans les années 90 et au début des années 2000, leur part ne représentait que 10 à 15% de l'ensemble des ventes d'armes françaises. « L'industrie navale représente désormais une part importante de nos exportations. Entre 2005 et 2009, les prises de commandes ont été de près de 10 milliards d'euros, le naval représentant 30% du montant total, hors hélicoptères destinés aux marines. Ce chiffre a même atteint 45% en 2009 », explique Jacques de Lajugie, directeur du développement international à la Direction Générale de l'Armement (DGA).
2009 a donc été un point d'orgue pour l'industrie navale française, plus particulièrement grâce au Brésil. DCNS a, en effet, signé le plus gros contrat de son histoire à l'exportation, avec un programme de 4 sous-marins conventionnels, une assistance pour la réalisation des parties non nucléaires d'un sous-marin nucléaire d'attaque et la construction d'une nouvelle base et d'un chantier naval près de Rio de Janeiro. L'ensemble représente un montant de 6.7 milliards d'euros pour le groupe français et ses partenaires.

Un secteur à forte valeur ajoutée

DCNS, Thales, Sagem, MBDA... L'industrie navale tricolore compte des fleurons de dimension mondiale, autour desquels se fédèrent des centaines d'entreprises plus ou moins grandes. Aujourd'hui, le monde de la mer, en France, représente plus de 300.000 emplois et, chaque année, plus de 40 milliards d'euros de valeur de production. A elles seules, les activités de construction et de réparation navale représentent 15% de ce bilan. « Et c'est une industrie à forte valeur ajoutée, puisque 70% des produits sont fabriqués en France », souligne Jean-Marie Poimboeuf, président du Groupement des Industries de Construction et d'Activités Navales (GICAN). Le secteur bénéficie toujours d'un fort soutien de l'Etat mais, économies budgétaires obligent, doit impérativement trouver des relais de croissance en dehors du marché domestique. « Il est clair que pour l'industrie française, l'exportation est absolument nécessaire pour se développer, notamment pour que les coûts de nos navires soient contenus avec des séries plus grandes ». Pour le président du GICAN, le savoir-faire tricolore, reconnu à l'international, ne peut perdurer qu'à certaines conditions. « La première d'entre elles est de maintenir et augmenter les efforts de recherche et d'innovation. Des réflexions sont, notamment, engagées dans le cadre du navire du futur, qui doit être plus économe, plus sûr et plus intelligent. Des démonstrateurs devraient permettre d'intégrer les technologies à développer et les produits à expérimenter ». Jean-Marie Poimboeuf appelle également à la sauvegarde des compétences, notamment en maintenant à leur niveau d'excellence les grandes écoles d'ingénieurs. L'ancien patron de DCNS croit aussi au développement de l'industrie navale dans de nouveaux secteurs, comme les énergies marines renouvelables. « C'est un champ considérable qui s'ouvre devant nous ».

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