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France: un plan d’action pour atteindre 30% d’Aires Marines Protégées d’ici 2022, dont 1/3 en protection forte

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Le 6 mai dernier, Emmanuel Macron annonçait une série d’actions visant la protection de la biodiversité, et notamment l’augmentation du nombre et du niveau de protection des aires marines protégées (AMP). L’objectif de la France est le suivant: couvrir 30% de la Zone Economique Exclusive française d’ici 2022 (pour 20% actuellement), dont un tiers en protection forte, engagement précisé lors du premier Conseil de défense écologique, réuni à Paris le 23 mai 2019. 

En projet: la création d'une zone de protection marine autour des îles Saint-Paul et d'Amsterdam, et l’augmentation du niveau de protection autour des Iles Glorieuses, dans les Terres Australes et Antarctiques françaises. Celles-ci devraient être suivies de la création de plus de 20 nouvelles aires protégées en métropole et en outre-mer d'ici 2022, comme le confirme la récente déclaration d’Emmanuelle Wargon, Secrétaire d'État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire. La nouvelle stratégie nationale de création et de gestion des aires protégées sera construite lors du forum national des Aires protégées le 25 octobre à Biarritz, pour atteindre dès 2022 l’ambition portée par le Président de la République.

Ce sont des nouvelles importantes pour la conservation de la biodiversité, qui pourraient faire de la France un acteur majeur de la conservation de l’Océan au niveau international - à condition que le niveau de protection soit suffisant pour assurer l’efficacité écologique de ces aires. Une protection forte doit en effet se réfèrer d’abord à des niveaux de protection intégrale ou haute, seuls niveaux de protection permettant d’apporter les avantages écologiques attendus. 

S’assurer que de tels engagements rencontrent les standards internationaux peut faire de la France un des acteurs moteurs de la préservation de notre Océan, et des services qu’il rend à nos sociétés. Aussi, la Plateforme Océan et Climat salue l’engagement de la France et s’engage à appuyer la démarche initiée, tout en soutenant l’adoption d’une définition de protection forte alignée avec les standards internationaux.

Communiqué de la Plateforme Océan et Climat, 07/06/19