Défense
FREMM : comment les marins ont fini par les apprivoiser et surtout les apprécier

Focus

FREMM : comment les marins ont fini par les apprivoiser et surtout les apprécier

Défense

A leurs débuts, les nouvelles frégates multi-missions (FREMM) de la Marine nationale ne constituaient pas forcément un embarquement très prisé. En réalité, malgré le modernisme et les capacités militaires exceptionnelles de ces bâtiments, les marins ne se bousculaient pas forcement au portillon pour y poser leur sac. Une affectation sur FREMM était en effet souvent synonyme d’épreuve et de contraintes, suscitant par conséquent un enthousiasme généralement modéré.

Un équipage trop optimisé et finalement augmenté

En cause, les difficultés habituelles liées à la mise au point d’une unité de nouvelle génération, mais surtout un changement complet de paradigme pour l’équipage. Les technologies nouvelles ont radicalement changé le travail à bord, alors que la multiplication des automates a entrainé une réduction considérable de la main d’œuvre nécessaire, avec plus de deux fois moins de marins par rapport aux frégates de la génération précédente. Et une pyramide hiérarchique très différente, la proportion d’officiers-mariniers augmentant sensiblement alors que celle des quartiers-maitres et matelots s’est fortement réduite. Après la livraison fin 2012 de la tête de série du programme, l’Aquitaine, il s’est cependant vite avéré que les objectifs de réduction d’effectifs actés par les ingénieurs et l’état-major étaient trop ambitieux. A 94 marins seulement (hors détachement aéronautique), il n’était pas possible de faire fonctionner durablement le modèle, trop éprouvant pour le personnel, sans arrêt sollicité, d’autant que

Marine nationale | Toute l’actualité de la marine française