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FREMM : L'Italie veut renégocier le contrat. Un millier d'emplois menacés à Lorient

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FREMM : L'Italie veut renégocier le contrat. Un millier d'emplois menacés à Lorient

Le plus gros programme naval jamais mené en Europe prend l'eau. Rome a remis l'accord franco-italien en cause hier soir. DCN, qui attend ce contrat depuis des mois, se retrouve dans une situation périlleuse.
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Cette fois, Paris, qui affichait encore son optimisme en vue d'une signature prochaine du programme franco-italien Fremm (frégate multimissions), est face à un très gros problème. Hier soir, Rome a en effet porté un coup sévère à la coopération. En raison de la crise budgétaire rencontrée de l'autre côté des Alpes, le gouvernement Berlusconi a fait passer une lettre au parlement italien. Dans ce document, il annonce son intention de renégocier l’accord conclu avec la France. Les ministères impliqués dans le projet sont en effet convenus de nouvelles modalités de financement. Selon l’agence de presse Reuters, qui cite une source proche du gouvernement italien, Rome n’allouerait plus que 150 millions d’euros sur la période 2006-2008, et prévoit d’étaler le programme jusqu’en 2023, au lieu de 2017. Pour mémoire, la participation italienne pour lancer les Fremm devait s’élever à 400 millions d’euros (début du financement des études et de la réalisation de la première frégate). Un montant déjà sérieusement revu à la baisse cet été puisqu’à l’origine, la marine italienne devait passer une commande ferme pour six bateaux, soit près de 3 milliards d’euros. L’énorme concession accordée par Paris n’aura donc pas été suffisante et, si les chiffres communiqués hier soir sont avérés, on peut estimer que la coopération est virtuellement morte. Pour DCN et Thales, les deux industriels français chargés du programme, le coup de théâtre italien a déjà une conséquence : Il faudra

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