Défense
FREMM : Montée en puissance des essais sur l'Aquitaine

Actualité

FREMM : Montée en puissance des essais sur l'Aquitaine

Défense

Tête de série du programme des frégates européennes multi-missions, l'Aquitaine voit une montée en puissance des tests préalables à sa première sortie en mer, programmée au printemps. Ainsi, les essais des différents systèmes du bâtiment ont débuté sur le site DCNS de Lorient, où la frégate est en achèvement à quai. « A ce jour, 95% des réseaux électriques et hydrauliques du navire ayant été installés, les équipes procèdent aux mises en fonctions et aux essais à quai des principales installations : le système d'information et de communication, les appareils de navigation (radar de navigation, radar de veille), les quatre diesels alternateurs alimentant en énergie le navire, ainsi que le système de combat et l'appareil propulsif », explique le groupe naval.
Il y a quelques jours, les essais des moteurs électriques de propulsion ont débuté, avec succès. Pour la première fois, toute la chaîne cinématique de l'Aquitaine a tourné, allant des moteurs aux batteurs, ces derniers étant provisoires et bientôt remplacés par les hélices définitives. « Cet événement constitue une étape importante puisqu'il s'agit en quelque sorte des premiers tours de roues de la frégate, soulignant un peu plus la bonne avancée de ses essais », note DCNS. « Désormais, tous nos efforts se concentrent sur la préparation de la première sortie en mer prévue au cours du printemps », explique Vincent Martinot-Lagarde, directeur des programmes FREMM.

Vue de la future Aquitaine   (© : DCNS)
Vue de la future Aquitaine (© : DCNS)

Au total, plus de 1000 matériels mécaniques ont été embarqués à bord de la première FREMM. Et d'autres éléments doivent encore être installés dans les prochaines semaines. Parmi eux, la porte du hangar hélicoptère, les bossoirs permettant la mise à l'eau des embarcations semi-rigides ou encore les systèmes liés à la sécurité du navire.
En parallèle, l'équipage de conduite du bâtiment, qui sera composé d'une soixantaine de personnels de la Marine nationale, se prépare pour les essais en mer. « En plus de leurs visites à bord du navire, ils disposent dans les locaux du centre DCNS de Lorient d'une véritable plateforme d'entraînement à la conduite. Leur tâche consiste à se familiariser avec un navire fortement automatisé qui permettra d'accueillir au final un équipage de 108 personnes seulement, soit deux fois moins que pour les frégates d'ancienne génération », note DCNS.
Longue de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, l'Aquitaine mettra en oeuvre 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles surface-air Aster 15, 16 missiles de croisière Scalp Naval, un canon de 76mm, deux affûts de 20mm et des torpilles MU90. Capable d'embarquer un hélicoptère NH90, le bâtiment disposera d'un radar multifonctions Herakles, un sonar remorqué et un sonar de coque, il sera aussi doté de différentes contre mesures, comme des lance-leurres NGDS et des lance-leurres anti-torpille. En tout, 8 autres FREMM identiques à l'Aquitaine seront réalisées par DCNS. Cette série sera complétée par deux autres frégates dérivées à vocation antiaérienne : les FREDA. Ces 11 bâtiments doivent être livrés à la Marine nationale entre 2012 et 2022.
Par ailleurs, DCNS poursuit ses efforts pour placer cette famille de frégates à l'international. La première unité vendue à l'export et destinée au Maroc est actuellement en cours d'assemblage pour une mise à l'eau prévue en septembre et une livraison en 2013.

Vue de la future Aquitaine   (© : DCNS)
Vue de la future Aquitaine (© : DCNS)

Naval Group | Actualité industrie navale de défense