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FREMM : Premier arrêt technique digitalisé

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FREMM : Premier arrêt technique digitalisé

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Commencé à Brest début novembre, le nouvel arrêt technique de l’Aquitaine, tête de série des frégates multi-missions (FREMM) de la Marine nationale, constitue pour Naval Group un évènement. C’est en effet le premier arrêt technique digitalisé conduit par l’industriel français. En clair, tous les dossiers techniques du bâtiment ont été numérisés et une cinquantaine de collaborateurs de Naval Group enregistrent sur tablettes, à bord et dans les ateliers ont les équipements sont visités, l’ensemble des rapports d’intervention et de maintenance sous forme numérique. Ces informations sont ensuite enregistrées dans des bases de données. Objectif : passer de la maintenance préventive à la maintenance prédictive. « Les FREMM sont nos bateaux pilotes sur ce sujet. L’objectif est de capter toutes les données disponibles sur les systèmes et modéliser l’évolution de certains équipements sensibles, comme la propulsion ou le radar. Il s’agit d’anticiper les dérives de fonctionnement et supprimer des visites systématiques qui ne servent à rien ou arrivent trop tôt. Cela doit permettre d’optimiser la maintenance, améliorer considérablement la qualité de nos contrôles, accroître la disponibilité des matériels et réduire les coûts », nous expliquait en septembre dernier Nathalie Smirnov, directrice de l’activité Services de Naval Group.

Après Brest avec l’Aquitaine, dont l’arrêt technique dure environ trois mois (sans passage en cale sèche), ce sera au tour de Toulon de passer aux AT digitalisés avec l’Auvergne, au printemps prochain. Naval Group a d’ailleurs pour ambition de déployer dès la fin 2019 cette digitalisation sur tous ses contrats de maintien en condition opérationnelle (MCO), qu’il s’agisse de bâtiments de surface ou de sous-marins. Seules les dernières frégates du type F70, qui seront retirées du service dans les années qui viennent, ne seront pas concernées.

Cette évolution nécessite néanmoins un travail colossal puisque les dossiers techniques originaux et données collectées au fil des années sur l’essentiel des plateformes de la flotte française n’étaient pas numérisés. Il a donc fallu saisir des millions de documents de procédures et d’opérations techniques qui étaient en format papier.

 

Naval Group (ex-DCNS)