Marine Marchande
Frontex fait appel à des drones israéliens pour la surveillance en Méditerranée

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Frontex fait appel à des drones israéliens pour la surveillance en Méditerranée

Marine Marchande

Frontex, l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, a attribué deux contrats pour la surveillance des eaux de Méditerranée centrale par drone. Le premier, d’une valeur de 50 millions d’euros, à Airbus et la société israélienne IAI, va porter sur la mise en œuvre d’un drone Heron. Celui-ci sera équipé d'un système électro-optique, d'un radar et d’un récepteur AIS pour l'identification des navires. D’une autonomie de 24 heures, il transmettra les images de surveillance directement à Frontex.

Un contrat, du même montant et portant sur les mêmes prestations, a été attribué une autre société israélienne, Elbit qui va utiliser son drone Hermes pour lequel est annoncée une autonomie de 36 heures.

Ces drones aériens seront mis en œuvre au départ de la Grèce, de Malte et d’Italie. Des vols d’essais ont déjà été effectués au départ de la Crète.

Frontex, dont les moyens ont été considérablement augmentés depuis sa création en 2005, est actuellement au cœur d’une importante tourmente. Plusieurs médias européens ont diffusé des videos montrant des agents de Frontex qui pourraient être en train de repousser des migrants pour les empêcher d’atteindre le territoire de l’Union européenne. Frontex dément ces pratiques, complètement illégales, mais a quand même dû s’expliquer devant la Commission européenne qui a provoqué une réunion extraordinaire à ce sujet il y a quelques jours.

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