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FTI : L’export indispensable pour assurer l’économie du contrat

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FTI : L’export indispensable pour assurer l’économie du contrat

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Naval Group (ex-DCNS) devra impérativement vendre à l’international des variantes des nouvelles frégates de taille intermédiaire qui vont équiper la Marine nationale. Car, semble-t-il, les cinq exemplaires commandés cette année par la France, pour un montant évalué à 3.8 milliards d’euros, ne seront pas suffisants pour rentabiliser le programme. « Pour assurer l’économie du contrat, il faudra une frégate export entre chaque FTI française », a déclaré hier, devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale, le président de Naval Group.

Hervé Guillou a rappelé que ce nouveau bâtiment de combat est, en France, « le premier programme à intégrer dans ses spécifications la nécessité de satisfaire notre Marine nationale mais aussi une flexibilité dans le design pour l’export ». Il en résulte une plateforme modulaire, avec de nombreuses configurations possibles afin de répondre à un spectre très large de besoins.

Commercialisée à l'international sous le nom de Belharra, cette nouvelle gamme de frégates de moyen tonnage (4000 tonnes) s’intercale entre les corvettes de la famille Gowind (2500 tonnes) et les FREMM (6000 tonnes). « 4000 tonnes c’est le centre du marché, notamment pour les pays émergeants, pour lesquels ce nouveau modèle est beaucoup plus adapté que les FREMM ». Des frégates multi-missions plus lourdes et très automatisées, avec un équipage extrêmement réduit qui les destinent plutôt à des pays disposant d’une marine robuste et d’une solide expérience dans les opérations navales.

Hervé Guillou estime que le marché des frégates de 4000 tonnes est très important : « dans les 10 prochaines années, nous l’estimons à 40 unités, essentiellement en Asie du sud-est, sur la côte ouest de l’Amérique du sud et de manière un peu plus sporadique au Moyen-Orient ».

Pour mémoire la construction de la première FTI française devrait débuter sur le site Naval Group de Lorient en 2019, en vue d’une livraison à la Marine nationale fin 2023. Les quatre autres unités tricolores devraient la rejoindre d’ici 2030 afin de remplacer les actuelles frégates du type La Fayette.

- Voir notre dossier complet sur les FTI et la famille Belharra

 

Naval Group (ex-DCNS)