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Futur porte-avions : les industriels finalisent leur copie
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Futur porte-avions : les industriels finalisent leur copie

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D’une durée de 18 mois, la série d’études lancée en 2018 par le ministère des Armées sur la succession du Charles de Gaulle arrive à son terme. Les industriels sont en train de finaliser leur copie autour des deux grandes options qui vont être proposées : un bâtiment à propulsion classique ou comme c’est le cas pour l’actuel porte-avions de la Marine nationale une propulsion nucléaire. Les copies doivent être normalement rendues tout prochainement et, si certains aspects (notamment financiers) sont acceptables, elles seront analysées en février à l’occasion d’un Comité ministériel d’investissement. De là, quand la ministre des Armées Florence Parly validera les propositions, elles seront alors transmises à l’Elysée afin qu’Emmanuel Macron puisse prendre une décision dans le courant de l’année, en particulier quant au type de propulsion retenu et éventuellement au nombre de porte-avions à construire. Deux nouvelles unités permettraient en effet de recouvrer une disponibilité opérationnelle permanente de cet outil diplomatique et militaire de premier plan, que la France a perdue depuis le retrait du service du tandem Clémenceau/Foch, l’abandon de la construction du sistership du Charles de Gaulle et l’échec d’une solution alternative (PA2).    

Pour mémoire, deux grandes études ont été initiées fin 2018 dans le cadre du projet PANG (porte-avions de nouvelle génération) : une étude technico-opérationnelle, sur la base des besoins militaires, impliquant côté industriels Naval Group, Thales, MBDA et Dassault Aviation. Et une étude de design, confiée à Naval Group, aux Chantiers de l’Atlantique et à TechnicAtome.

Au cours de ces études, différents concepts ont été imaginés, certains très originaux. Mais ce sont logiquement des solutions plus conventionnelles qui émergent, en intégrant toutefois les différentes évolutions et innovations technologiques en cours ou prévues dans les années qui viennent. Comme on pouvait s’en douter, les modèles proposés sont nettement plus gros que le Charles de Gaulle, bâtiment de 261 mètres de long pour 42.500 tonnes de déplacement en charge. Le PANG sera une plateforme d’environ 280 mètres et 70.000 tpc. Un écart qui se justifie mécaniquement par le fait que les futurs avions de combat embarqués (appelés à être développés dans le cadre du programme SCAF) seront de la classe 30 tonnes, contre un peu plus de 20 tonnes pour les actuels Rafale Marine. Il faudra également prévoir beaucoup plus de place pour les nouveaux armements et les meutes de drones que les appareils mettront en œuvre, ce qui entrainera une nouvelle approche au niveau des flux logistiques et des monte-charges entre le pont d’envol et les soutes à munitions. Une problématique qui peut sembler assez anecdotique mais qui donne semble-t-il du fil à retordre aux Américains sur le nouvel USS Gerald R. Ford, un mastodonte de 333 mètres et 100.000 tpc.

 

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