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Futurs porte-avions : Accord entre les industriels français et britanniques

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Futurs porte-avions : Accord entre les industriels français et britanniques

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S'il n'y aura pas de construction commune des coques des trois futurs porte-avions français et anglais, DCNS, Aker Yards, BAE Systems, VT Shipbuilding, Babcock et Thales UK ont annoncé vendredi la signature d'un accord de coopération. Cet accord porte sur la conception des bateaux et l'achat d'équipements en commun pour le navire de la Marine nationale et les deux bâtiments de la Royal Navy. « Qu'il s'agisse par exemple de motorisation ou de radars, chaque fois qu'une acquisition sera réalisée, nous étudierons la possibilité de le faire ensemble. L'accord concerne les gros comme les petits équipements », explique-t-on chez DCNS, où l'on affirme que cet accord démontre que « les industriels français et britanniques sont en ordre de bataille pour mener à bien le projet en coopération ». Outre les études du Carrier Vessel Future et de sa variante française, le CVF-FR ou Porte-Avions n°2 (PA2), ainsi que les équipements dont ils seront dotés, Français et Britanniques se sont mis d'accord pour coopérer sur le soutien des trois bateaux lorsqu'ils seront en service. Des contrats de maintenance communs sur les équipements pourraient, par exemple, être négociés avec les fournisseurs, une solution visant à réduire les coûts. On pense en matière de propulsion aux Rolls-Royce MT 30 retenues pour les CVF. Si les Français font le choix de ces turbines à gaz, il sera intéressant pour eux de se rapprocher de leurs homologues d'outre-manche dans la mesure où aucun autre navire de la Marine nationale ne sera équipé de ces engins (Pressentie initialement pour les FREMM, la MT30 n'a finalement pas été retenue face à la LM 2500 de GE et Avio, jugée moins chère).

Programme lancé en Grande-Bretagne et toujours en attente en France

La Grande-Bretagne a définitivement entériné, en juillet, la construction de ses nouveaux porte-avions. Les HMS Queen Elisabeth et HMS Prince of Wales, prévus pour coûter 3.9 milliards de Livres (près de 5.5 milliards d'euros), doivent entrer en service en 2014 et 2016.
Côté français, aucune commande n'est encore intervenue. Espérée pour la fin de l'année, la décision finale de lancer le projet ne devrait finalement pas intervenir avant début 2008. Compte tenu du nombre important de programmes d'armement, le ministère de la Défense est toujours à la recherche de ressources supplémentaires pour financer les grands équipements. Il manquerait quelques 5 milliards d'euros dans les caisses pour financer l'ensemble des programmes souhaités par les trois armées (les crédits réservés annuellement aux équipements s'élèvent actuellement à 16 milliards d'euros). Bien que Nicolas sarkozy se soit engagé en faveur du second porte-avions, l'avenir de celui-ci semble devoir, en grande partie, dépendre des conclusions du livre blanc sur la défense. Ses conclusions sont attendues en mars mais les premières grandes tendances devraient être connues d'ici la fin de l'année. Les industriels et le ministère de la Défense travaillent actuellement à la réduction de la facture du PA2, pour lequel la Délégation Générale pour l'Armement (DGA) ne souhaite pas dépenser plus de 2.5 milliards d'euros. Si le programme est lancé, comme espéré, dans le courant de l'hiver, les dépenses prévues en 2008 sur le PA2 devraient s'élever à environ 85 millions d'euros. La livraison du porte-avions, dont la coque sera construite à Saint-Nazaire (Aker Yards) avant un armement à Brest (DCNS), doit intervenir en 2014.

Naval Group (ex-DCNS)