Marine Marchande
Gardes privés : Vers un retard de l’examen du projet de loi sur la piraterie ?

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Gardes privés : Vers un retard de l’examen du projet de loi sur la piraterie ?

Marine Marchande

Les armateurs français s’inquiètent d’un possible retard de l’examen, au parlement, du projet de loi visant à autoriser l’embarquement de gardes privés sur les navires de commerce battant pavillon tricolore. Alors que 70 navires immatriculés en France travaillent ou sont susceptible de transiter au nord de l’océan Indien, où sévissent les pirates somaliens, il ne leur est pas permis, pour le moment, d’accueillir des équipes armées fournies  par des sociétés de protection privée. Seuls les militaires peuvent aujourd’hui, légalement, défendre la flotte marchande française. Depuis la fin des années 2000 et l’exposition du nombre d’attaques au large de la Somalie, la Marine nationale mobilise la force des fusiliers-marins et commandos, qui embarquent sous forme d’équipes de protection embarquée sur les navires de commerce, de pêche ou de croisière fréquentant cette zone. Toutefois, malgré les efforts consentis, il n’est pas toujours possible d’embarquer une EPE militaire, notamment pour des questions logistiques ou opérationnelles. Au final, la marine ne peut répondre à environ 30% des demandes de protection formulées par les compagnies.

 

 

Encombrement législatif en raison des élections

 

 

C’est pourquoi les professionnels français du transport maritime demandent depuis plusieurs années l’autorisation de recourir à des sociétés de protection privées en complément des moyens militaires. Alors que tous les pays d’Europe ont progressivement légiféré sur

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