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Gare aux engins explosifs sur le littoral méditerranéen

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Gare aux engins explosifs sur le littoral méditerranéen

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Bombes, obus et autres mines héritées de conflits passés, notamment de la seconde guerre mondiale, se trouvent encore en nombre sur le littoral méditerranéen. Alors que la saison estivale débute, la préfecture maritime de la Méditerranée lance une opération de sensibilisation sur la découverte de munitions le long des côtes. « Plus de 300 munitions ont été neutralisées depuis début janvier. L’occasion de rappeler que ces munitions, la plupart de la seconde guerre mondiale, sont toujours dangereuses. Pour tous les usagers de la mer, des consignes et des règles de sécurité sont à respecter en cas de découvertes de munitions », souligne la préfecture maritime.

 

 

Munitions immergées (

Munitions immergées (© MARINE NATIONALE)

 

Munitions traitées par les plongeurs démineurs (

Munitions traitées par les plongeurs démineurs (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Munitions traitées par les plongeurs démineurs (

Munitions traitées par les plongeurs démineurs (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Munitions traitées par les plongeurs démineurs (

Munitions traitées par les plongeurs démineurs (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Mine historique (

Mine historique (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Mine historique (

Mine historique (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

Que faire en cas de découverte d’une munition ?

 

 

Celle-ci rappelle quelques règles. Il faut toujours considérer l’engin comme dangereux, ne pas le manipuler et éviter tout choc. Si possible, il est recommandé de mettre en place un balisage à proximité de l’engin, prendre un point GPS pour permettre une localisation précise et des photos avec un objet à côté pour donner l’échelle.

 

En dehors des découvertes sur le rivage, il est aussi possible de tomber sur une munition lors d’une plongée. Dans ce cas, il est conseillé de laisser l’engin sous l’eau, de relever les coordonnées géographiques du point d’immersion et de baliser en surface.

 

Il arrive aussi que des pêcheurs remontent une munition dans leurs filets. Si tel est le cas, il faut se tenir éloigné des autres navires, ne pas s’approcher du rivage ni rejoindre un port.

 

 

Dans toutes ces situations, les personnes amenées à découvrir des munitions doivent joindre le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée – CROSS Med (04 94 61 16 16 – VHF canal 16), les sémaphores ou capitaineries les plus proches. Ces derniers relayeront l’information au Centre Opérationnel de la Marine à Toulon (COM Toulon) pour une mise en relation avec le chef de mission du Groupe des plongeurs démineurs de la Méditerranée. Ces interlocuteurs sont joignables 365 par an, 24h/24h.

 

 

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Les plongeurs démineurs

 

 

La destruction des engins explosifs découverts le long du littoral français est confiée aux plongeurs démineurs de la Marine nationale. Celle-ci dispose de trois GPD, soit un par façade (Manche et mer du Nord, Atlantique et Méditerranée). Rattachés à la Force d’action navale et basés à Cherbourg, Brest et Toulon, ils interviennent jusqu’à 80 mètres de profondeur, les plongeurs étant qualifiés NEDEX (neutralisation et destruction d’engins explosifs) pour tous types d’intervention atmosphériques et subaquatiques. L'activité des GPD est variée. Ils contribuent notamment aux missions de projection de force en assurant le déminage des chenaux d’assaut en amont des opérations amphibies et interviennent sur toute mine inconnue pour en effectuer le démantèlement et le recueil de renseignements. Dans le cadre des missions nationales de protection et de l’action de l’Etat en mer, les plongeurs démineurs assurent notamment l’intervention sur munitions historiques et conventionnelles sur le domaine de l’estran avec un volume moyen de 15 tonnes par an. Ils offrent également une capacité GRIP (groupe d’intervention plongeurs) pour les interventions sur bombes artisanales à bord des bâtiments de la Marine nationale et de tout bâtiment transitant dans les eaux territoriales. Ces militaires font aussi partie de la capacité d’action de vive force dans le cadre du dépiégeage d’assaut.

 

 

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(© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

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Pétardage d'une mine (

Pétardage d'une mine (© MARINE NATIONALE)

 

 

Plus particulièrement spécialisé dans le déminage des chenaux d’assaut et les travaux sous-marins de haute technicité, le GPD Med compte 35 plongeurs-démineurs, 6 mécaniciens et électriciens en soutien des opérations et 3 personnels de santé. Le groupe s’appuie sur une infrastructure terrestre pour la planification des missions et le stockage du matériel, le bâtiment base de plongeurs démineurs Pluton (doté d’un caisson hyperbare multiplaces) pour les opérations de plongée hauturières, deux vedettes d’intervention également dotée d’un caisson hyperbare et 11 embarcations pneumatiques. Ces moyens sont complétés par des moyens de recherche spécifiques : de nouveaux drones sous-marins, des sonars remorqués et portatifs, ainsi que deux véhicules d’intervention spécialement aménagés pour le déminage et le piégeage.

 

 

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(© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Le chasseur de mines Capricorne (

Le chasseur de mines Capricorne (© MARINE NATIONALE)

 

 

Les chasseurs de mines

 

 

Les plongeurs démineurs interviennent également depuis les 11 chasseurs de mines de la Marine nationale, dont trois unités (Capricorne, Orion et Lyre) sont basées à Toulon. Ces bateaux de 51.5 mètres de long pour 615 tonnes de déplacement en charge sont armés par une cinquantaine de marins, dont six plongeurs démineurs. Leurs équipements comprennent notamment un sonar de coque et un sonar mobile à immersion variable (SPIV), ainsi que deux poissons autopropulsés (PAP) pour la destruction de mines. Il y a également, à bord, un caisson de décompression multiplaces. Les chasseurs de mines sont chargés d’assurer la sûreté des approches maritimes et le libre passage des bâtiments militaires et des navires de commerce dans les détroits de navigation ainsi que les chenaux portuaires. Participant régulièrement à la destruction d’engins explosifs historiques, ces bâtiments contribuent également à un panel très large d’opérations liées à l’action de l’Etat en mer (recherche d’épaves, expertises au profit du ministère de la Justice, analyse des fonds sur des zones susceptibles de développements économiques, implantation d’éoliennes ou d’hydroliennes, poses de câbles…)

 

 

A bord de l'Orion (

A bord de l'Orion (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

A bord de l'Orion (

A bord de l'Orion (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

A bord de l'Orion (

A bord de l'Orion (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Le CC Jérôme Conty, commandant de l'Orion (

Le CC Jérôme Conty, commandant de l'Orion (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

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(© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

A bord de l'Orion (

A bord de l'Orion (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

A bord de l'Orion (

A bord de l'Orion (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Mines d'exercice (

Mines d'exercice (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Mise à l'eau du PAP (

Mise à l'eau du PAP (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Mise à l'eau du PAP (

Mise à l'eau du PAP (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

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