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Gasoil : Les pêcheurs vont juger sur pièce

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Gasoil : Les pêcheurs vont juger sur pièce

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Après plusieurs jours d'actions, parfois très musclées, le long du littoral français, plusieurs ports de pêche ont voté hier la reprise du travail. Réclamant des aides pour faire face à la hausse du prix du pétrole, les professionnels semblent vouloir donner une chance à Michel Barnier, du moins dans certaines régions. Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche s'est engagé la semaine dernière à accélérer la mise en oeuvre du plan de sauvetage de 310 millions d'euros. Une aide sociale d'urgence de 40 millions d'euros pour compenser la hausse des prix du gasoil a par ailleurs été annoncée. Michel Barnier a en revanche réaffirmé qu'une aide directe à la pompe n'était pas envisageable car contraire à la réglementation européenne. Samedi, la flottille des Sables d'Olonne, d'où avait démarré le mouvement le 10 mai, a repris le travail. Sa voisine vendéenne de Saint-Gilles-Croix-de-Vie lui emboitait le pas hier, alors que dans le Nord-Pas-de-Calais, les pêcheurs reprenaient eux aussi la mer.
Plusieurs ports restaient néanmoins paralysés hier, comme Lorient, le Guivinec et Cherbourg, alors que plusieurs raffineries étaient bloquées, notamment en Seine-Maritime et dans l'Aude. En Méditerrannée, de nombreux pêcheurs poursuivaient également la mobilisation.
Tous attendent de voir quels seront les effets des annonces de Michel Barnier, qui a réaffirmé hier avoir reçu l'accord de Bruxelles sur l'aide sociale d'urgence. Le ministre doit rencontrer aujourd'hui ses collègues européens pour évoquer le danger de la flambée du pétrole sur l'avenir de la pêche. Ces derniers jours, outre les Français, les marins-pêcheurs espagnols et italiens ont eux aussi réclamé des aides à leurs gouvernements.