Marine Marchande
GDF Suez : Contexte social tendu chez Gazocean

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GDF Suez : Contexte social tendu chez Gazocean

Marine Marchande

Les discussions se poursuivent entre la direction de Gazocean et les syndicats sur le plan social, qui verrait la suppression de 54 emplois au sein de la filiale de GDF Suez armant les méthaniers français du groupe. Gazocean prépare, en effet, le désarmement du Tellier, à l'été 2011, mais aussi la suppression des personnels d'exécution français sur les navires. Seuls les officiers, soit 67 marins au total, seraient conservés pour embarquer sur les méthaniers GDF Suez Global EnergY, Provalys et Gazelys, navires immatriculés au Registre International Français (RIF) et livrés en 2007 et 2008. La CFDT, la CFE-CGC et la CGT avaient posé comme préalable aux discussions sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) d'aboutir à un accord sur les garanties d'emplois des personnels (officiers, exécution et sédentaires). « Lors de la 3ème réunion du groupe de travail sur le projet de licenciement collectif pour motif économique la délégation syndicale a présenté un 3ème projet alternatif, dont la viabilité économique a été démontrée. Comme la dernière fois, la direction a rejeté cette proposition sous le prétexte principal de difficultés d'organisation. La délégation syndicale du groupe de travail a donc réfléchi également sur une alternative organisationnelle que la direction aussi balayée. De fait sur ce point, nous ne constatons aucune avancée de la part de la direction depuis le début des discussions malgré les nombreuses propositions argumentées de la délégation syndicale », affirme l'intersyndicale. Cette dernière dit « prendre acte de la fin des discussions sur le projet de restructuration de l'entreprise ». Les syndicats réclament toujours un accord de garantie d'emploi avant d'ouvrir les discussions sur le PSE. Ils appellent également la maison mère de Gazocean, GDF Suez, à s'impliquer dans le dossier.
Le bras de fer se poursuit donc, la CFDT, la CFE-CGC et la CGT mettant en garde la direction sur des « risques de mouvements sociaux imminents ». Une nouvelle réunion est prévue mardi prochain.

Engie (ex-GDF Suez)