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Gendarmerie maritime : nouveaux patrouilleurs et vedettes à l'horizon
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Gendarmerie maritime : nouveaux patrouilleurs et vedettes à l'horizon

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La Gendarmerie maritime va voir dans les toutes prochaines années une bonne partie de ses moyens renouvelés, dont ses principaux bateaux. Deux projets sont actuellement menés. Le premier, qui fait l’objet d’un appel d’offres dont le chantier lauréat sera prochainement connu, porte sur trois nouvelles vedettes côtières de surveillance maritime (VCSM). Ces bateaux de 22 mètres viendront compléter le parc des 24 VCSM du type RPB 20 livrées par CNB et Raidco Marine (ce modèle est maintenant commercialisé par Ufast, qui a racheté les moules) entre 2003 et 2007. Les trois nouvelles unités, destinées notamment à des missions de surveillance des eaux françaises, de lutte contre les trafics illicites et de police de pêches, devraient rejoindre la Gendarmerie maritime vers la fin 2021. Deux d’entre elles sont destinées à remplacer les deux VCSM actuellement déployées en Guyane, alors qu’une troisième sera affectée à la protection des eaux du nord de la Bretagne. Les vedettes remplacées seront repositionnées dans le Var au profit de la brigade d’Hyères et du Centre National d’Instruction de la Gendarmerie Maritime (CNIGM) de Toulon.

 

 

Toujours en matière de vedettes, on rappellera qu’une nouvelle vedette de surveillance maritime et portuaire (VSMP) est en cours de réalisation au chantier Socarenam de Calais. Cette unité de 15 mètres sera mise en service au second semestre de cette année. Elle est destinée au nouveau peloton de sûreté maritime et portuaire (PSMP) de Nantes Saint-Nazaire, créé à l’été 2018 et qui dispose pour le moment du Haubert, l’une des huit premières VSMP de la Gendarmerie maritime livrées par le chantier Ufast de Quimper en 2010 et 2011. Une fois la nouvelle unité opérationnelle, le Haubert sera réaffecté au nouveau PSMP de Calais, qui sera créé cette année et sera le neuvième du genre après ceux du Havre, Port-de-Bouc, Marseille, Toulon, Brest, Cherbourg, Dunkerque et Nantes Saint-Nazaire.

Parallèlement, la Direction Générale de l’Armement prépare un nouvel appel d’offres qui portera sur le remplacement des six patrouilleurs côtiers de gendarmerie (PCG) actuellement en service. Il s’agit du plus important programme destiné à la Gendarmerie maritime depuis une trentaine d’années. Le projet vise à remplacer les PCG de 32 mètres : la Jonquille et le Jasmin, réalisés par Couach et mis en service en 1996 et 1997, le Géranium et la Violette sortis en 1997 du site Naval Group à Lorent, ainsi que l’Athos et l’Aramis. Construits par les chantiers de l’Estérel, à Cannes, ces derniers, entrés en flotte en 1980 et 1981, sont les deux anciens patrouilleurs de surveillance des sites qui étaient auparavant exploités au profit de la DGA et de son centre d’essais des Landes, avant d’être transférés à la Gendarmerie maritime en 2015 afin de remplacer à Cherbourg le vieux patrouilleur Glaive.

 

 

Les successeurs des PCG sont attendus à partir de 2022 avec un rythme de livraison de deux à trois unités par an. Deux seront basés à Cherbourg, les autres étant stationnés à Lorient, Toulon, Papeete (Polynésie française) et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). 

Partie intégrante de la Gendarmerie, mais placés pour emploi auprès du chef d’état-major de la Marine nationale, les gendarmes maritimes, au nombre d'un millier, disposent pour mémoire des mêmes prérogatives que leurs homologues terrestres, avec en plus des spécificités liées au monde de la mer. « En matière de police administrative et de police judiciaire, les unités de gendarmerie maritime réalisent leurs missions selon les capacités côtières et hauturières des moyens nautiques dont elles disposent, du littoral vers la haute mer. Dans la frange côtière, jusqu’à 6 nautiques, elles interviennent aux côtés des unités nautiques de la gendarmerie départementale. La coordination est assurée par le préfet maritime (ou, outre-mer, le délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer), le préfet de région ou de département pour les missions relevant de leurs compétences. Côté gendarmerie maritime, ce sont les embarcations semi-rigides des brigades de sûreté du littoral qui effectuent ces missions. Leur action est complétée, en s’éloignant de la côte, par l’emploi de vedettes côtières de surveillance maritimes (VCSM, jusqu’à 20 nautiques) et, au-delà, de patrouilleurs (jusqu’à 200 nautiques, aux limites de notre zone économique exclusive). Ces unités, présentes en métropole sur les trois façades maritimes, ainsi qu’outre-mer, mènent quotidiennement des missions très variées (militaires, judiciaires, d’assistance…) », rappelle la Marine nationale. 

 

L'Aramis (© : 

L'Aramis (© : MARINE NATIONALE)

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