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Gênes : Une fuite sur un pipeline provoque une pollution en mer

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Gênes : Une fuite sur un pipeline provoque une pollution en mer

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Dimanche 17 avril, pendant le déchargement à Gênes d’un pétrolier dont la cargaison était destinée à une raffinerie située au nord du port italien, la rupture d’un pipeline a provoqué une fuite d’environ 500 m3 de pétrole brut. Les hydrocarbures se sont répandus à terre et dans le fleuve Polcevera. Les autorités italiennes ont mis immédiatement en place d’importants moyens pour lutter contre la pollution, avec en particulier des barrages flottants pour éviter qu’elle atteigne la mer. Toutefois, les mauvaises conditions météorologiques ont entrainé la rupture du confinement, une partie du pétrole s’échappant vers la Méditerranée.

Les garde-côtes italiens sont intervenus pour assurer la récupération des hydrocarbures à l’embouchure du fleuve et dans le golfe de Gênes. Hier, une dizaine de navires étaient à pied d'oeuvre.

Dans le cadre du plan d’intervention franco-italo-monégasque RAMOGEPOL, la France a lancé plusieurs reconnaissances aériennes au large des Alpes Maritimes et, par mesure de précaution, a positionné le bâtiment de soutien, d’assistance et de dépollution Jason à Nice. Suite aux différentes patrouilles réalisées par un avion de surveillance Falcon 50 de la Marine nationale, aucune trace de la pollution n’a été détectée dans les approches du littoral français ni dans les eaux internationales jusqu’au large de Savone, a annoncé hier la préfecture maritime de la Méditerranée. Cette dernière a rappelé que la quantité de pétrole qui s’est échappée du pipeline est faible et que les autorités italiennes ont pris toutes les mesures nécessaires pour contrôler la situation. « Les prévisions de dérive sont régulièrement actualisées par le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage en Méditerranée et elles confirment pour le moment que la pollution reste circonscrite devant le port de Gênes. Les autorités maritimes françaises et italiennes restent en contact permanent pour tout échange d’information », indiquait dans la soirée la préfecture maritime, qui précisait que la surveillance aéromaritime allait se poursuivre. 

 

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