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Gléhen achève le goémonier Vag A Lamm
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Gléhen achève le goémonier Vag A Lamm

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Le goémonier rattaché à Portsall a été mis à l’eau à Douarnenez, mardi 2 octobre. Construit au chantier Gléhen, il sera opérationnel dès la semaine prochaine.

Aux couleurs bleu, blanc, rouge. Le Vag A Lamm (que l’on peut traduire par le bateau qui rebondit sur la vague) a fait son baptême en baie de Douarnenez, mardi. Le goémonier de 10,4 m de long a été mis à l’eau après cinq mois de travaux au chantier de Gléhen. Un petit événement pour le constructeur. « Le dernier goémonier, c’était il y a cinq ans », indique Alan Strullu, chargé d’affaires au chantier naval.

Le bateau d’environ 20 tonnes a été baptisé vers 16 h par la mère du propriétaire, Jean-Philippe Tanguy. Elle a cassé la traditionnelle bouteille de champagne du premier coup. Puis, le goémonier a été amené sur le slipway du port du Rosmeur. Le début d’une lente descente vers la mise à l’eau du navire. Avant que celui-ci ne soit remorqué jusqu’au quai.

 

Algues et coquilles Saint-Jacques

Le Vag A Lamm prend la suite du Roch-Avel, premier bateau acquis par le marin de 35 ans. L’armateur de Ploudalmézeau travaille depuis douze ans comme goémonier. Rattaché à Portsall, il pratique deux activités : la récolte des algues lors des beaux jours et les coquilles Saint-Jacques, en hiver. « Le bateau sera prêt pour la pêche la semaine prochaine », assure-t-il. Il ne reste que quelques finitions à réaliser avant que le bateau soit opérationnel.

Le Vag A Lamm prendra la direction de Brest pour l’ouverture de la saison de la coquille Saint-Jacques. « L’autre goémonier était plus petit et plus ancien, explique Jean-Philippe Tanguy. Il datait de 1988. Il est encore en bon état. Il a été vendu pour devenir un bateau de plaisance ». Le propriétaire du Roch-Avel a récupéré certains équipements comme la grue ou le treuil à coquilles, réinstallés sur son nouveau bateau.


Si Jean-Philippe Tanguy a choisi le chantier de Gléhen pour son nouveau bateau, c’était d’abord pour une question de délai. « Nous avons signé fin janvier, la construction a commencé en mai et a duré moins de cinq mois », se félicite-t-il. « C’est une page qui se tourne, commente son père, Jean-Yves, 56 ans. Il est convaincu de la réussite du projet et c’est un bateau qui servira pour les trente années à venir ».

Pour Pierre-Yves Gléhen, responsable de projet au chantier naval, « cela s’intercale parfaitement entre les grosses constructions. Ça nous permet d’entretenir la pluridisciplinarité. Les installations sont différentes. Et c’est quelque chose que l’on maîtrise bien. C’est important d’avoir tout type de bateaux ».

Le carnet de commandes est d’ailleurs bien rempli pour le chantier naval. Il commencera prochainement la construction d’un chalutier d’environ 15 mètres de long, à destination de la Vendée. Puis un second, identique, quatre mois plus tard. En parallèle de la fabrication de deux pousseurs, pour la Marine nationale.

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