Construction Navale
Gléhen : « les cales sont correctement remplies » pour 2020

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Gléhen : « les cales sont correctement remplies » pour 2020

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« Les cales sont correctement remplies », annonce Gaël Guillemin, directeur général du chantier naval Gléhen. L’année 2020 s’annonce bien pour le chantier finistérien avec plusieurs projets en cours ou à venir.

Après la livraison du pousseur Atipa, premier PC 6 pour la Marine nationale qui a été envoyé en Guyane, la suite de la série continue. Six autres embarcations de servitude, longues de 10 mètres pour un déplacement de 27 tonnes et offrant une capacité à pousser de 6 tonnes et de traction de 2 tonnes, doivent sortir des chantiers de Douarnenez et du Guilvinec jusqu’au premier trimestre 2021. Les pousseurs (qui s'appeleront Vive, Corb, Loup, Sar, Sprat et Orphie), destinés aux bases navales de Cherbourg, Brest et Toulon, seront livrés deux par deux. Les premiers devraient l’être au début de l’été. « On reste à l’affut des contrats futurs » avec la Marine, indique par ailleurs Gaël Guillemin. Cette diversification permet au chantier, d’abord spécialisé dans la pêche, de maintenir une activité soutenue.

Mais ce n’est pas tout. Deux chalutiers pélagiques de 14.40 mètres sont également en construction pour la Vendée. Le premier sera livré à l’automne, le second début 2021. En parallèle, « l’activité reste soutenue avec le quotidien de réparation, mais aussi de la refonte et des travaux un peu plus conséquents sur certains navires. Par exemple, pour le premier trimestre on a l’Ousider, un fileyeur de 16 mètres, en cours de carénage et de refonte, et un navire goémonier en travaux de rénovation sur les structures pour une période de deux mois et demie, à peu près ». Par ailleurs, le Rachel Jay, un chalutier irlandais remorqué dans le golfe de Gascogne vers Brest par le TSM Penzer d’Iroise Mer, alors qu’il se trouvait en panne de propulsion, a été convoyé à Douarnenez où doivent être menés des travaux sur le réducteur.

Gaël Guillemin observe qu’après plusieurs bonnes années « les projets à venir se font un peu plus timides », notamment en raison des effets du Brexit « qui a forcément une incidence dans un climat d’incertitude générale ». Par ailleurs, des « discussions commencent à poindre », « timidement », sur le remplacement de l’outil de levage du port de Douarnenez. Equipé d’un vieux slipway, le chantier Gléhen aimerait le voir modernisé. « On attend de la part de la Région une prise de position sur les investissements prioritaires des années à venir. Nous, on réclame activement que Douarnenez soit prioritaire de part son outil obsolète ».

 

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