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Gléhen : Un bateau pour la marine, un bac, une barge et des chalutiers

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Gléhen : Un bateau pour la marine, un bac, une barge et des chalutiers

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Construction Navale

Après l’engin remonte-filets Caouanne, livré à la marine française à l’été 2015, un nouveau bateau gris a été mis à l'eau mardi 17 mai par le chantier Gléhen de Douarnenez. Il s’agit du Jules, une embarcation d'instruction à l'hélitreuillage (EIH), qui prendra en octobre la direction de Lanvéoc-Poulmic. Le Centre d'entraînement à la survie et au sauvetage de l'Aéronautique navale (CESSAN) ainsi que l'École de spécialisation sur hélicoptère embarqué (ESHE) l'attendent pour leurs entraînements. Long de 23.5 mètres et pouvant accueillir jusqu'à 25 personnes, le Jules va remplacer deux vieilles chaloupes trentenaires de l'École navale. 

 

 

Conçue par le bureau d'architecture Mauric et réalisée en aluminium, l'EIH présentera un déplacement de 43 tonnes, sa vitesse pouvant atteindre 12 nœuds à pleine charge (par mer de force 3). Dotée de deux zones d’hélitreuillage, l’une à l’avant et l’autre à l’arrière, la nouvelle embarcation pourra accueillir jusqu’à 25 stagiaires. Ces pilotes d’hélicoptères, personnels navigants et plongeurs pourront s’y entrainer et s’y former, notamment à l’emploi d’une zone d’hélitreuillage, à la tenue au souffle, à la visibilité en passerelle ou encore à la mise à l’eau et la récupération de personnel. 

 

L'ERF Caouanne est utilisée en Guyanne (© : MARINE NATIONALE)

L'ERF Caouanne est utilisée en Guyanne (© : MARINE NATIONALE)

 

Du sur-mesure à l'unité 

Cette deuxième commande de la Direction général de l'armement (DGA) à Gléhen marque un peu plus l'entrée du chantier né en 1911, et longtemps dédié à la pêche, dans la construction de bâtiments militaires. Pour se diversifier, le constructeur finistérien veut mettre en avant ses atouts. « Nous sommes sur des productions à l'unité au plus proches des spécificités exigées par le client », indique le directeur général Gaël Guillemin. Sur ces niches, l'entreprise entend bien se positionner sur de prochains appels d'offres lancés par la DGA. « Le fait qu'elle nous ait notifié ce deuxième marché avant même la livraison du Caouanne est un signe de confiance », note-t-il.
Depuis cet hiver, Gaël Guillemin est le nouvel homme fort du chantier naval, où il est entré en 2000. C'est qu'Yves Gléhen, bien que toujours présent en tant que président, prend du recul après avoir dirigé l'entreprise pendant 53 ans. « Son fils Pierre-Yves va nous rejoindre d'ici la fin de l'année, après sa formation à l'ENSTA Bretagne qu'il mène en alternance chez DCNS Lorient : nous reprendrons alors tous deux la suite », confirme le directeur général. Le changement d'exécutif s'accompagne d'une modification de statut : la SARL Chantier naval Pierre Gléhen et fils devient la SAS Chantier naval Gléhen. 

Deux chalutiers au programme 

Le duo arrive à la tête d'une entreprise de 46 personnes, réparties sur les sites de Douarnenez, Le Guilvinec et Loctudy. Et avec un plan de charge plutôt fourni. La construction d'un nouveau Bara, chalutier de 25 mètres pour l'Armement Bigouden, va démarrer. Un bac pour la traversée Bénodet-Sainte-Marine sera livré courant juin aux Vedettes de l'Odet. Également en cours, une barge de transport de 27 mètres pour du transport de fret sur les îles morbihannaises. Et cet été, la première tôle d'un futur chalutier côtier de quinze mètres pour Le Guilvinec sera découpée. 

Avec la rédaction du Télégramme

 

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