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Golfe de Gascogne : les chalutiers pélagiques seront tenus d’avoir des pingers

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Golfe de Gascogne : les chalutiers pélagiques seront tenus d’avoir des pingers

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La mesure entrera en vigueur « dès l’année prochaine », selon Matignon. « Les engins de pêche devront être munis de dispositifs de dissuasion acoustique pour éviter les captures accidentelles dans le Golfe de Gascogne », indique le communiqué final du Comité interministériel de la mer qui s’est tenu le 9 décembre.

Ces dispositifs de dissuasion acoustique, également appelés pingers, visent à éloigner les petits cétacés des chaluts. L’hiver dernier, 1200 dauphins et marsouins se sont échoués sur les côtes Atlantique. 85 % d’entre eux présentaient des marques de capture par la pêche. À noter qu’en 2019, des pingers équipaient déjà tous les navires de la flottille française pratiquant la pêche au chalut pélagique en bœuf.

Cette déclaration de Matignon fait suite à une consultation publique autour d’un arrêté ministériel « portant obligation d’équipement de dispositifs de dissuasion acoustique pour les chaluts pélagiques dans le golfe de Gascogne » qui doit s’achever le 13 décembre. Cet arrêté vise à n’autoriser « entre le 1er janvier et le 30 avril de chaque année, pour des navires français de longueur hors-tout supérieure à 12 mètres, une opération de pêche au moyen du chalut pélagique (…) que si sont utilisés simultanément des dispositifs actifs de dissuasion acoustique, afin de limiter l’entrée des cétacés dans les chaluts pélagiques. Les dispositifs doivent être utilisés au moins par paire à l’entrée du chalut ».

De février à avril 2018, six chalutiers pélagiques avaient effectué un test sur l’intégralité de leur saison hivernale dans le cadre du projet «Pingers à cétacés» (PIC) porté par l’organisation de producteurs Pêcheurs de Bretagne, en partenariat avec Ifremer. Sur les 218 opérations de pêche observées, les résultats montraient une diminution de 65 % des captures accidentelles.

En juillet dernier, une vingtaine d’ONG avaient appelé Bruxelles à faire pression sur 15 pays membres, dont la France, afin qu'ils agissent pour la protection des dauphins. Elles demandaient à la Commission d'ouvrir des procédures d'infraction pour avoir manqué au respect de la directive sur la conservation des habitats naturels.