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Golfe de Guinée : un réseau régional pour lutter contre la criminalité en mer

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Dix-neuf pays littoraux africains, du Sénégal jusqu’à l’Angola, ont commencé à travailler ensemble afin de lutter contre la criminalité en mer, toujours très vivace dans la zone du golfe de Guinée, où les actes de piraterie et de brigandage demeurent réguliers.

Dans cette perspective, le Réseau Inter-régional pour le Golfe de Guinée (ou GOGIN pour Gulf of Guinea Interregional Network) a été doté d'un budget de 9.2 millions d'euros par l'Union européenne, cofinancé par la Commission européenne (80%) et par le gouvernement du Danemark (20%). Il est mis en œuvre par Expertise France, l’agence française de coopération technique internationale. Le vice-amiral d'escadre (2S) Jean-Pierre Labonne, qui a notamment occupé les fonctions de préfet maritime de l'Atlantique, a été nommé chef d'équipe. 

GOGIN vise à soutenir les pays membres  dans le développement des capacités communes en terme de planification, coordination, communication et de réseau informatique au niveau national, régional et interrégional. Il va s'appuyer et mettre en oeuvre le Code de Conduite relatif à la prévention et à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l’encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l’Ouest et du Centre, tel qu’il a été adopté lors du sommet des chefs d’Etat à Yaoundé en juin 2013. 

 

(DROITS RESERVES)

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Le champ d’activité de GOGIN recouvre 6000 kilomètres de côtes, des eaux proches du Sénégal au nord jusqu’en Angola dans le sud, ainsi que les archipels du Cap Vert et de Sao Tome & Principe. Dans cette zone, le réseau va s'organiser pour lutter contre tous les types d’activités criminelles ou illicites qu'on y rencontre: piraterie, enlèvements et vols à main armée en mer; trafic de drogue, d’êtres humains, bois, armes et déchets; pèche illégale et vol de cargaisons de pétrole.

GOGIN va s'appuyer sur l'architecture prévue par le code de Yaoundé en articulant entre eux les centres de sécurité maritime nationaux et multinationaux, dont l’action est coordonnée par deux centres régionaux (Abidjan et Pointe Noire) ainsi que le Centre Inter-Régional de Coordination de Yaoundé.

 

 

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