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Grand Largue : Du chalutier au navire de recherche artistique

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Grand Largue : Du chalutier au navire de recherche artistique

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C'est un nouveau bâtiment de travail au sens maritime du terme, une annexe de 16 m de long pour 70 tonnes ! L'École européenne supérieure d'art de Bretagne (EESAB) a choisi un ancien chalutier pour en faire un « un navire de recherche artistique et pédagogique ».

L'idée a été portée par trois enseignants basés à Rennes, Brest et Lorient. Nicolas Floch, Erwan Mével et Jocelyn Cottencin. Le principe existe déjà à bord de péniches ou d'autres éléments de transports terrestres. Mais jamais personne n'a eu l'idée d'utiliser un ancien navire de pêche pour y accueillir des élèves et des projets artistiques liés à la mer mais pas seulement. Pas étonnant que le concept naît en Bretagne, forte de ses 3.000 km de côtes !

 

(© : MICHEL FLOCH)

(© : MICHEL FLOCH)

 

Chalutier à voiles

Le Grand Largue a été construit en 1981, à Camaret, et a travaillé à la pêche jusqu'en 2006. Son propriétaire depuis 2007, Pierre-Yves Glorennec (Avel Vor Technologie), en a fait un navire d'essais, notamment autour des moyens à mettre en oeuvre pour diminuer la consommation de gasoil et diminuer le roulis des navires de pêche. Deux mâts lui permettent de déployer trois voiles sur enrouleur. Cet apport vélique permet au navire de diminuer les tours au moteur et de limiter considérablement le phénomène de roulis, en appuyant le bateau grâce au vent.

 

(© : MICHEL FLOCH)

(© : MICHEL FLOCH)

 

Atelier mobile

Les enseignants en arts plastiques ont choisi ce bateau de travail pour en faire « un navire de recherche artistique et pédagogique pensé comme un atelier mobile ». Cette plate-forme de travail peut accueillir et loger douze personnes pour des projets d'une semaine à deux mois. Projets de master, échanges Erasmus, travaux thématiques de tous niveaux... Le navire, gracieusement mis à disposition par son propriétaire, devrait être utilisé autour de 80 jours par an. À bord, pas le confort d'un navire moderne, pas de fioriture et surtout une promiscuité qu'il faudra accepter. Huit à neuf étudiants se retrouveront 24 h sur 24 à bord de ce vieux navire en bois, en compagnie de leurs enseignants et du capitaine embauché pour l'occasion. Il faudra s'habituer à cet environnement spartiate, résister au mal de mer et apprendre à travailler dans un espace clos, partagé et plutôt restreint. Les étudiants, eux-mêmes, ont dessiné et réalisé une partie des aménagements intérieurs, les couchettes étant installées tout en bas, dans l'ancienne cale à poisson ! Aller à la rencontre d'autres territoires, d'autres cultures, d'autres discipline. Les élèves de l'EESAB vont pouvoir étendre leur visibilité et leur horizon de travail.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

(© : MICHEL FLOCH)

(© : MICHEL FLOCH)