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Grandes manœuvres militaires de l'Iran dans le Golfe Persique

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Grandes manœuvres militaires de l'Iran dans le Golfe Persique

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Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a donné un mois à l’Iran pour suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium, Téhéran mène depuis vendredi d’importantes manœuvres aériennes et navales dans le Golfe Persique et la mer d’Oman. Le contre-amiral Safari, commandant la marine iranienne, a affirmé que 17.000 marins, aviateurs et soldats participeraient à ces exercices, qui doivent s’achever jeudi. L’armée a également précisé que le détroit d’Ormuz, point de sortie stratégique du pétrole extrait de la péninsule arabique, serait l’un des théâtres le plus importants des exercices. Pour l’amiral Safari, il s’agit de préparer les troupes à « toute menace ». Après les injonctions des Nations Unies, hier soir, l’ambassadeur d’Iran auprès de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique a déclaré sur CNN que son pays continuerait de travailler avec l’AIEA et ne comptait pas se retirer du traité de non prolifération des armes nucléaires. « Le mieux à faire pour le Conseil de sécurité des Nations unies, est de laisser l'AIEA faire son travail. Plus le Conseil de sécurité des Nations unies est engagé et impliqué, plus la situation se détériorera. Et nous devons prévenir un affrontement », a précisé Aliasghar Soldaniyeh.

La marine possède-t-elle des missiles sous-marins inspirés du Shkval russe ?

Une torpille de plus de 200 nœuds… C’est ce qu’annonce avoir mis au point Téhéran. Le commandant en second de la marine iranienne a déclaré hier qu’un engin à grande vitesse, capable d’atteindre 360 km/heure, avait été testé avec succès. Sorte de missile sous-marin, cette arme, si elle est réellement en possession de l’Iran, pourrait être inspirée du Shkval. Gardée secrète pendant des années par la marine russe, l’existence du Squall, dont les études ont débuté dans les années 60, a été révélée en 1995 au salon international d’Abu Dhabi. Tiré, semble-t-il, depuis un tube de 533 mm, le missile s’élancerait à une vitesse de 50 nœuds, avant la mise à feu de roquettes, le propulsant à 200 nœuds sur un rayon d’une dizaine de kilomètres. Intimidation ou réalité ? L’Iran possède en tous cas de nombreux matériels russes. Des batteries de missiles antinavires SS-N-22 sont notamment positionnées dans le détroit d’Ormuz et la marine aligne trois sous-marins du type Kilo. Le reste des forces navales iraniennes, qui datent années 70, consistent en quatre corvettes de conception britannique et onze patrouilleurs lance-missiles du type français La Combattante.

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