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Groupe Surcouf : Le général Georgelin ne veut pas de chasse aux sorcières

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Groupe Surcouf : Le général Georgelin ne veut pas de chasse aux sorcières

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La chasse aux corsaires, ou « aux sorcières » comme disent certains, a-t-elle débuté, ou a-t-elle été finalement stoppée par l'Elysée ? Au lendemain de la publication du Livre Blanc sur la Défense, un groupe de hauts gradés, se faisant appeler « Surcouf », avait vivement critiqué, dans une tribune parue dans le Figaro, les nouvelles ambitions militaires de la France. Interrogé par Valeurs Actuelles sur l'ouverture d'une enquête destinée à identifier les membres de ce groupe, Hervé Morin, n'y est pas allé par quatre chemins : « Si les auteurs de cette tribune sont connus, ils devront assumer la violation du devoir de réserve imposé par la loi et le statut militaire. De même, lorsqu'il y a des fuites, sachez que je demande systématiquement des enquêtes à la direction pour la protection et la sécurité de la défense (DPSD) ». Et le ministre de la Défense d'ajouter, dans cette interview parue jeudi dernier : « Je l'ai dit aux chefs d'état-major au début de la réforme : si on identifie tel ou tel à l'origine des fuites, il quittera ce ministère dans la seconde, qu'il ait des galons ou des étoiles. Je leur ai dit de transmettre ce message à tous leurs subordonnés ».

Le CEMA aurait le soutien de l'Elysée

Seulement voilà, au lendemain de la parution de cette interview, des divergences sont clairement apparues entre le ministre et le chef d'Etat-major des Armées. Invité sur le plateau d'Europe 1, le général Jean-Louis Georgelin a expliqué à Jean-Pierre Elkabbach tout le bien qu'il pensait de ce genre d'enquête : « Ce que je peux vous dire, c'est que je ne veux pas de chasse aux sorcières dans les armées. Et j'ai fait en sorte que ce type d'enquête cesse. Je ne veux pas de chasse aux sorcières dans les armées. Je connais trop l'histoire de l'institution militaire pour savoir les dégâts qu'ont causé des actions similaires dans le passé ». Et à la question de Jean-Pierre Elkabbach de savoir si cette position était soutenue par le président de la République, le général Georgelin a été très clair : « La réponse est oui ».
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- Lire l'interview d'Hervé Morin dans Valeurs Actuelles

- Voir le blog Secret Défense