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Guadeloupe : Appel à projets pour une base de réparation de yachts

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Guadeloupe : Appel à projets pour une base de réparation de yachts

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Le Port Autonome de la Guadeloupe vient de lancer un appel à projets en vue d'installer une base de réparation de navires de grande plaisance à Pointe-à-Pitre. Les candidats intéressés ont jusqu'à fin mars pour se faire connaître, la mise à disposition de l'espace faisant l'objet d'une convention d'occupation temporaire d'une durée de trois à cinq ans. Le lauréat bénéficiera d'un quai de 260 mètres avec un tirant d'eau de 9 mètres, un local de 780 mètres carrés pouvant accueillir des bureaux, ainsi qu'un atelier, et disposant d'une chambre froide. Le tout est situé sur une zone répondant aux normes de sûreté portuaire internationales (ISPS). Le futur exploitant pourra également profiter, à partir de juin, de la mise en service d'un nouveau dock flottant (600 tonnes), actuellement en cours de construction et pour lequel une zone d'accostage est prévue. Par ailleurs, le PAG met en avant l'important réseau d'entreprises locales habituées à travailler dans le secteur de la plaisance. Ces compétences couvrent, notamment, les domaines du gréement, du froid, de la mécanique, de l'électronique ou encore de l'informatique embarquée.

Le quai proposé (©PhRi strategy superyachting)
Le quai proposé (©PhRi strategy superyachting)

Le quai proposé (©PhRi strategy superyachting)
Le quai proposé (©PhRi strategy superyachting)

Le hangar (©PhRi strategy superyachting)
Le hangar (©PhRi strategy superyachting)

D'ores et déjà, plusieurs sociétés de gestions de yachts se sont montrées intéressées par le projet du port antillais. Il faut dire que le marché potentiel est très important. Dans la zone Caraïbes, on estime à environ 800 le nombre de yachts de plus de 24 mètres. Or, pour réparer ces bateaux, les infrastructures manquent, l'offre de réparation et de services sur l'arc caribéen étant assez limitée. Les principaux pôles, à Fort Lauderdale et Trinidad, sont en effet éloignés des zones d'exploitation. Il en va de même pour Porto Rico, alors que les projets de la partie néerlandaise de Saint-Martin n'ont pas encore vu le jour. Seuls les professionnels d'Antigua (qui disposent d'un slipway de 60 tonnes) sont situés à proximité, ce qui permettrait d'ailleurs aux Guadeloupéens d'envisager avec eux des partenariats.

Port de plaisance de Pointe-à-Pitre (©PhRi strategy superyachting)
Port de plaisance de Pointe-à-Pitre (©PhRi strategy superyachting)

« La moitié des yachts exploités dans la région le sont en charter. Leur programmation est très tendue et la Guadeloupe peut être très intéressante afin de disposer d'une base de réparation, tout en ayant sur place une nourriture de qualité et une escale réputée. Le projet ouvre aussi des perspectives aux Méditerranéens et notamment aux yachts qui partent de France pour rejoindre les Caraïbes à la saison. Plutôt que de faire la queue à La Ciotat, ils disposeront sur place d'une infrastructure de réparation et d'entretien », explique-t-on dans l'entourage du projet. Au travers de ce projet, le Port Autonome, qui consent de gros efforts pour lancer au plus vite cette activité, souhaite implanter une base cohérente, à même de coordonner et de professionnaliser des savoir-faire. Il s'agit de proposer des offres globales ou spécifiques structurées (devis, délais...) afin de sortir d'un certain artisanat et, par conséquent, de profiter au mieux de la manne colossale que représente le yachting dans la région.
Après cette première phase, le port autonome de la Guadeloupe compte, ultérieurement, lancer la seconde étape de son projet de développement sur ce marché. A l'occasion d'un futur appel d'offres, il mettra à disposition un es¬pace aménagé et adapté de l'ordre de deux à trois hectares en bordure de mer. Cette zone devra permettre à un opéra¬teur de développer sa base et d'inter¬venir sur une dizaine de super yachts simultanément. Cet espace, qui pourra accueillir un élévateur à sangle de grande capacité, sera mis à disposition par le biais d'un contrat spécifique (avec droits réels) d'une durée de vingt cinq à trente années.

Yachts à Antigua (©PhRi strategy superyachting)
Yachts à Antigua (©PhRi strategy superyachting)