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Guerre des mines : Le GGDM nouvelle formule achève son premier déploiement

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Guerre des mines : Le GGDM nouvelle formule achève son premier déploiement

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Le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var, ainsi que les chasseurs de mines Andromède et Croix du Sud, ont achevé un déploiement de plus de trois mois en Méditerranée, mer Rouge, océan Indien et golfe Persique. Réunis le 18 janvier à La Sude en Crète, les trois navires formaient le groupe de guerre des mines (GGDM). Pour la première fois, cette force impliquait, autour des chasseurs, un BCR (accueillant notamment un état-major de guerre des mines), qui a remplacé l'ancien bâtiment de soutien mobile Loire, désarmé en 2009. « Ce déploiement a permis de valider différentes configurations de soutien d'une force de guerre des mines. Ce dernier a été principalement assuré par le Var qui a embarqué à son bord l'état major de conduite de guerre des mines, des plongeurs démineurs et tout le matériel nécessaires (pièces de rechange, munitions, vivres, caisson hyperbare multiplaces, conteneur de matériel de plongée). Un conteneur particulier a également été embarqué pour l'analyse et le traitement des données recueillies. Sur l'ensemble de la mission, pas moins de 31 ravitaillements à la mer et à quai ont été réalisés au profit des deux chasseurs. Une dizaine de ravitaillements d'opportunité dont huit au profit de frégates et bâtiments amphibies étrangers ont également été réalisés », explique l'équipage du Var sur le blog du bâtiment.
Ce dernier précise que la mission a aussi permis de tester le déploiement à terre d'une structure de soutien et d'un état-major de guerre des mines. Ainsi, l'ensemble du matériel de guerre des mines présent sur le Var a été débarqué provisoirement sur la nouvelle base navale française d'Abu Dhabi.

Neutralisation d'une mine  (© : MARINE NATIONALE)
Neutralisation d'une mine (© : MARINE NATIONALE)

Sécuriser des voies maritimes stratégiques

Au cours de leur déploiement, qui a duré près de 100 jours, les trois bâtiments de la force ont parcouru chacun plus de 16.600 milles. Discrète, cette mission n'en est pas moins stratégique pour la marine, car elle contribue à la sécurisation des approvisionnements, notamment en pétrole. Le minage du détroit d'Ormuz, entre le golfe Persique et l'océan Indien, reviendrait en effet à couper la principale station service mondiale. Pour éviter cela, la France et ses alliés maintiennent dans la zone une présence dissuasive et entretiennent leur connaissance des lieux afin, le cas échéant, de pouvoir intervenir le plus vite et le plus efficacement possible pour « dépolluer » le secteur. « L'objectif principal de ce déploiement était la reconnaissance et l'actualisation des fonds marins dans les zones d'intense trafic maritime tout le long de la « route de l'or noir ». Les efforts se sont également concentrés autour des ports de Djibouti, d'Abu Dhabi et de Fujaïrah. Au total, forts du soutien indéfectible du Var, les deux chasseurs ont comptabilisé 492 heures de chasses », soulignent les marins français, qui ajoutent que de nombreuses actions de coopération militaire ont également été conduites à Bahreïn, à Koweït et aux Emirats Arabes Unis. L'Andromède a, également, collaboré avec la marine irakienne lors de son escale à Um Kassar.

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