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Guyane : 36 km de filets saisis lors d’une mission de police des pêches

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Guyane : 36 km de filets saisis lors d’une mission de police des pêches

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Du 17 au 19 novembre, le gros des forces navales basées à Dégrad-des-Cannes s’est déployé dans la zone ouest des eaux françaises de la Guyane. Objectif : surprendre les bateaux, notamment surinamiens, qui se livrent à des actions de pêche illicite. Voulant frapper un grand coup, les Forces Armées en Guyane (FAG) avaient mobilisé pour cette opération le patrouilleur La Résolue et l’embarcation relève-filets (ERF) Caouanne de la Marine nationale, ainsi que les vedettes Organabo et Mahury de la Gendarmerie maritime. Un avion Casa de l’armée de l’Air a également effectué un vol de surveillance maritime permettant le repositionnement des bâtiments en fonction des observations. « Dans un premier temps, 3 tapouilles d’origine surinamaise ont été arraisonnées dans les eaux territoriales françaises. Leur cargaison (poissons et vessies natatoires) a été appréhendée et rejetée à la mer par les gendarmes maritimes. Dans l’après-midi, au détour d’une crique, un regroupement de 5 tapouilles a fait l’objet d’un contrôle. Un vire filet ainsi que les filets ont été saisis. Au total, sur ces 8 contrôles ce sont 13,3 tonnes de poissons, 90 kg de vessies natatoires, un vire filet et 36 km de filets qui ont été saisis », précise l’Etat-major des Armées.

 

Les vedettes de la gendarmerie maritime (© FAG)

Les vedettes de la gendarmerie maritime (© FAG)

Contrôle d'une tapouille (© FAG)

Contrôle d'une tapouille (© FAG)

Récupération de filets sur la Caouanne (© FAG)

Récupération de filets sur la Caouanne (© FAG)

 

Le 18 novembre, la Caouanne était de retour à la base navale de Dégrad-des-Cannes afin de décharger les 9 tonnes de filets saisis. Puis elle a rapidement repris la mer pour retrouver la flottille et poursuivre l’opération, qui ajoute l’EMA s’est traduite par six autres interceptions avec « traitements administratifs conduits sur des pêcheurs illégaux surinamais qui n’ont opposé aucune résistance lors des contrôles ».

En tout, 14 tapouilles ont été contrôlées avec au final un bilan important en termes de saisies, dont 20 tonnes de poisson et 138 kilos de vessies natatoires. « Ces actions conduites par les FAG dans la zone maritime de la Guyane, en coordination avec le centre national de surveillance de la pêche et la direction de la mer, des fleuves et du littoral de Guyane, sous l’autorité du préfet de Guyane, montrent la détermination de l’État à ne rien céder aux pêcheurs illégaux quelle que soit la zone de pêche considérée ».

 

Image d'archive de l'ERF Caouanne (© FAG)

Image d'archive de l'ERF Caouanne (© FAG)

 

Dans cette action, les autorités françaises bénéficient du renouvellement et du renforcement des moyens navals en Guyane. C’est le cas de La Résolue et de son sistership La Confiance, deux nouveaux patrouilleurs de 60 mètres du type PAG mis en service en 2017, mais aussi de la Caouanne, un outil très précieux qui manquait auparavant. Mis en service en 2015, ce bateau de 23 mètres a été spécialement conçu remonter les filets coupés ou abandonnés par les pêcheurs des tapouilles brésiliennes et surinamiennes à l’approche des moyens de contrôle français. Une fois les preuves ainsi dissimulées le risque écarté, ils revenaient récupérer les filets laissés sur le fond. Grâce à l’ERF, la saisie de ce matériel de pêche porte un coup économie sérieux à cette activité illégale et fournit des preuves à la justice. Mais cela a également un avantage environnental important puisque ces filets abîment les fonds marins et menacent certaines espèces, comme la tortue caouanne, dont l’ERF a symboliquement pris le nom.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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