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Guyane : La Caouanne bientôt en service

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Guyane : La Caouanne bientôt en service

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Destiné à la lutte contre la pêche illégale, le nouvel engin remonte filets de la Marine nationale sera bientôt en service. Construite par le chantier Gléhen de Douarnenez, où elle a été mise à flot en avril, la Caouanne a rejoint cet été la Guyane. L’ERF a embarqué à Brest sur un navire de commerce et traversé l’Atlantique pour rejoindre Degrad des Cannes le 17 août. « Il y poursuit actuellement son processus de qualification et doit être réceptionné contractuellement par la DGA prochainement. La Marine nationale mènera ensuite une campagne de vérification de ses caractéristiques militaires avant de prononcer son admission au service actif », précise-t-on à l’Etat-major de la marine, où l’on précise que la formation du futur équipage a été réalisée courant avril à Douarnenez et se poursuit pendant la campagne de qualification opérationnelle en Guyane.

Relever les filets posés sans autorisation

Long de 23 mètres et capable de naviguer à 12 noeuds, l’ERF, réalisé en aluminium, sera équipé d’une grue, d’un vire-filets et de conteneurs de stockage pour les filets récupérés. La Caouanne prend le nom d’une tortue de mer fréquentant les côtes de Guyane et qui est menacée de disparition, notamment à cause de la surpêche. Tout un symbole pour ce bateau spécialement conçu pour enlever les filets déployés sans autorisation dans les eaux françaises de cette région, notamment les fleuves et estuaires frontaliers. Du matériel de pêche qui provient des fameuses tapouilles, notamment brésiliennes et surinamiennes, contre lesquelles luttent différents services de l’Etat, à commencer par la Gendarmerie maritime et la Marine nationale. Celles-ci ne disposaient pas, jusqu’ici, de moyen permettant de remonter les filets. Du coup, à l’approche des vedettes et autres patrouilleurs français, les pêcheurs parvenaient la plupart du temps à couper leurs filets. Faute de preuve, beaucoup n’étaient pas poursuivis et, après coup, ils revenaient rechercher leur matériel resté au fond de l’eau.

Une future bête noire pour les tapouilles

Avec l’arrivée de l’ERF, les choses vont donc changer et la Caouanne devrait rapidement devenir la bête noire des pêcheurs surinamiens et brésiliens. Le matériel, et notamment les filets, représente en effet la moitié de la valeur des tapouilles se livrant à des activités de pêche illicite. En disposant d’un moyen permettant de les récupérer au fond de l’eau, la marine française va donc faire peser une très lourde menace économique sur les bateaux venant pêcher illégalement dans les eaux tricolores. Et les preuves, une fois collectées, permettront de lancer des poursuites judiciaires. De quoi dissuader sérieusement les contrevenants. S’y ajoute un avantage environnemental puisque les filets rejetés par les pêcheurs abîment les fonds marins et ont un impact très négatif sur certaines espèces, comme les poissons et tortues.

Deux nouveaux patrouilleurs attendus en 2016 et 2017

En dehors de l’ERF, on rappellera que les moyens  guyanais de la marine vont bénéficier en 2016 et 2017 de l’arrivée de deux nouveaux patrouilleurs, les PLG. Commandées à Socarenam, ces unités de 60 mètres remplaceront les P400 La Capricieuse et La Gracieuse actuellement basés à Dégrad des Cannes. 

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