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Guyane : Les forages de Shell devraient débuter cette semaine

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Guyane : Les forages de Shell devraient débuter cette semaine

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Les forages exploratoires de Shell au large de la Guyane devraient débuter cette semaine. Cette campagne sera menée par le Stena Icemax, un navire de 228 mètres flambant neuf arrivé sur zone il y a quelques jours. Depuis, les équipes poursuivent les travaux préparatoires en vue de lancer le premier d'une série de quatre forages devant être réalisés d'ici juin 2013. Ceux-ci doivent permettre d'évaluer la réserve d'hydrocarbures découverte en septembre 2011 par 5700 mètres de profondeur, à 150 km environ au nord-est de Cayenne, mais aussi d'explorer d'autres gisements potentiels sur Guyane Maritime. Ce permis, valable jusqu'en juin 2016, couvre une surface de 32.000 m2 à des profondeurs d'eau de 2000 à 3000 mètres.

Dix jours de rebondissements

Shell France est le principal acteur sur le permis Guyane Maritime, avec une participation de 45%. Suivent Tullow Oil (27.5%), Total (25%) et Northpet (2.5%), une société commune de Northern Petroleum et Wessex Exploration. Le 13 juin, Nicole Bricq, alors ministre de l'Ecologie, avait annoncé que tous les permis accordés par le précédent gouvernement étaient suspendus, estimant que les problématiques environnementales n'étaient pas suffisamment prises en compte et que les retombées pour la collectivité, en termes de ressources, devaient être plus importantes. Cette décision avait été saluée par de nombreuses associations environnementales, qui dénonçaient un danger pour l'environnement. Mais les groupes pétroliers, soutenus par les élus guyanais, sont immédiatement montés au créneau, alors que Nicole Bricq quittait jeudi dernier le ministère de l'Ecologie pour rejoindre celui du Commerce extérieur. Le lendemain, Shell obtenait la signature des deux arrêtés préfectoraux permettant de poursuivre les forages.

« Notre priorité, c'est le zéro accident »

Dans une interview accordée au Bulletin de l'Industrie Pétrolière, le patron de Shell France précise que son groupe s'est attaché, durant cette période, à expliquer « les tenants et aboutissants du projet, son intérêt national tout autant que l'exemplarité de notre démarche ». Selon Patrick Roméo : « Nous avons clarifié, dans le contexte de l'explication apportée aux nouveaux gouvernants, certains éléments qui n'avaient pas été pris en compte. S'agissant, notamment, du développement du contenu local, nous avons évoqué les engagements visant à stimuler le tissu économique guyanais, via, par exemple, l'ouverture de nos appels d'offres aux entreprises locales, l'encouragement qui sera donné à nos contractants d'utiliser les ressources présentes en Guyane, mais aussi via le lancement d'un groupement d'intérêt scientifiques, avec le CNRS et l'Ifremer, pour approfondir les connaissances du milieu maritime guyanais ». Sur la question environnementale, le président de Shell France explique au BIP que le groupe a fait réaliser « de nombreuses études d'impact et, à la suite de leurs résultats, fait tous les choix qui permettent de minimiser l'impact environnemental ». Et d'ajouter : « Notre priorité, c'est le zéro accident et la protection maximale de l'environnement ».