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Harmattan : Le gros de la marine française rentre à Toulon

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Harmattan : Le gros de la marine française rentre à Toulon

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Le 22 octobre, au lendemain de la mort du colonel Kadhafi et de la prise de Syrte, la Task Force 473 a quitté la zone d'opérations, au large de la Libye, pour regagner Toulon. La TF s'articulait autour du bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, qui embarquait des hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma de l'armée de Terre, ainsi que des Caracal de l'armée de l'Air. Le BPC était accompagné des frégates Chevalier Paul et Montcalm, ainsi que d'un sous-marin nucléaire d'attaque, les unités de surface étant soutenues par un train de pétrolier-ravitailleurs. Seul l'aviso Commandant Birot demeure sur place, intégré à la composante maritime de l'OTAN. A Toulon, la TF 473 est néanmoins prête, en cas de besoin, à reprendre la mer : « Suivant l'évolution de la situation au sol, le rythme des opérations de la coalition a été adapté ce qui entraîne un redéploiement des moyens français en France, où ils restent en alerte, prêts à être réengagés dans les opérations en Libye en cas de besoin. Jusqu'à 4200 militaires français ont été engagés dans les opérations en Libye. La France maintient aujourd'hui son engagement auprès de ses alliés et partenaires dans le cadre de l'opération Unified protector de l'OTAN et en protection de la population Libyenne avec 2400 militaires mobilisés, qui opèrent sur zone et depuis la France, ou en alerte », souligne l'Etat-major des Armées.
Concernant le dispositif aérien, l'EMA précisait le 24 octobre que la France maintenait 6 Mirage 2000D, 4 Mirage 2000N et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 à La Sude (Crète) ; ainsi que 5 Rafale Air et un drone Harfang à Sigonella (Italie). S'y ajoutent des avions radars E-3F et de ravitaillement C135 opérant depuis le territoire français.

  (© : MARINE NATIONALE)
(© : MARINE NATIONALE)

La France est engagée depuis le 19 mars en Libye dans le cadre de l'opération Harmattan, sous mandat de l'ONU. En plus des forces aériennes, la Marine nationale a eu un rôle déterminant en engageant, au fil des mois, la quasi-totalité de ses moyens disponibles, à commencer par le porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aérien embarqué (Rafale Marine, Super Etendard Modernisés, Hawkeye), les BPC Mistral et Tonnerre, les frégates antiaériennes Forbin, Chevalier Paul, Cassard et Jean Bart, les frégates anti-sous-marines Dupleix, Montcalm et Jean de Vienne, les frégates furtives Courbet, Guépratte et Aconit, ainsi que plusieurs sous-marins nucléaires d'attaque (sans oublier les avisos, ravitailleurs et ATL2). Ces unités ont assuré à la maîtrise de l'espace aéromaritime libyen, participant aux frappes contre les forces terrestres et aériennes kadhafistes, pilonnant les unités côtières, repoussant plusieurs raids nautiques et maintenant l'embargo maritime sur le pays, tout en protégeant des convois humanitaires au profit des populations libyennes.

Marine nationale